Kinshasa: la nécessité d’investir dans les formations en entrepreneuriat expliquée lors d’une formation

Kinshasa, 27 octobre (ACP).- La nécessité  d’investir dans les formations en entrepreneuriat a été expliquée lundi par une experte (formatrice) dans  une institution attitrée  située dans la commune de Mont-Ngafula à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, lors d’une session de formation.

« Il est important et nécessaire d’investir dans les formations en entrepreneuriat, surtout pour les jeunes. L’investissement dans ce domaine peut aider ces derniers à créer de la valeur localement. Les jeunes peuvent également identifier des problèmes locaux et proposer des solutions innovantes, au lieu de toujours tourner le regard vers l’extérieur, contribuant ainsi au développement communautaire », a déclaré Jeannine Alesi, formatrice et conseillère d’orientation et d’insertion au Centre de formation Monkole.

Selon elle, l’investissement dans les formations en entrepreneuriat est capital pour résoudre le problème du taux de chômage élevé dans le pays.

« Le secteur formel n’offre pas assez d’emplois. La formation en entrepreneuriat devient une alternative pour les jeunes qui souhaitent créer leurs propres emplois afin de s’insérer dans le monde professionnel. C’est aussi un atout majeur pour apprendre à s’autonomiser économiquement, car dans le domaine de l’entrepreneuriat, les jeunes deviennent acteurs de leur avenir, gagnent en indépendance financière et peuvent subvenir à leurs besoins ainsi qu’à ceux de leurs familles », a-t-elle ajouté.

La formatrice a précisé que ces formations permettent de renforcer les compétences pratiques, telles que le leadership, la gestion, la communication ou encore la créativité, lesquelles constituent des atouts utiles dans tous les domaines de la vie.

« À ce sujet, je pense à toutes ces jeunes femmes souvent limitées par certaines croyances imposées par la société, comme ce concept selon lequel, elles ne peuvent pas faire ceci ou cela. La conséquence de ce concept est la diminution de leur confiance en soi », a poursuivi Mme Alesi.

Elle a démontré que l’investissement dans les formations en entrepreneuriat est essentiel pour réduire la migration forcée. « Offrir des opportunités économiques locales peut freiner l’exode rural ou la migration risquée à l’étranger. Ces formations contribuent également à la stabilité sociale car les jeunes occupés et impliqués dans la société sont moins vulnérables à la délinquance, aux conflits et à la manipulation », a-t-elle conclu. ACP/JF

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