Kinshasa : la persistance de l’insécurité alimentaire dans les ménages abordée dans une étude

Kinshasa, 21 mai 2026 (ACP) – La persistance de l’insécurité alimentaire dans les ménages de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), suite aux importations alimentaires, a été abordée dans un mémoire de Diplôme d’études approfondies (DEA) à l’Université de Kinshasa (Unikin), a appris l’ACP jeudi lors d’un entretien.

« Depuis l’éclatement de la crise alimentaire mondiale de 2007-2008, nous assistons sur les marchés mondiaux à des crises alimentaires accompagnées d’une flambée des prix des aliments de base et surtout des produits importés de grande consommation comme le riz, la farine de blé, l’huile végétale, les produits laitiers, la farine de maïs, le sucre, la viande, les poissons », a déclaré Placide Lengwa, auteur du mémoire de DEA intitulé « Persistence de l’insécurité alimentaire dans les ménages de Kinshasa face aux importations alimentaires : causes, conséquences et perspectives ».

« Cette situation de la hausse généralisée des prix des denrées alimentaires a réduit d’avantage la chance aux ménages à faible revenu d’accéder à l’alimentation et par conséquent, ils consacrent plus de la moitié de leurs revenus pour l’accès à la nourriture et sont contraints de réduire la quantité ou la qualité de leurs vies du fait de cette hausse des prix », a-t-il ajouté.

Il a indiqué que la RDC, qui dispose d’un potentiel agricole énorme avec des ressources naturelles et des conditions climatiques favorables aux diverses activités agricoles, bien qu’elles ne soient pas pleinement exploitées, n’échappe pas à ce fléau de l’insécurité alimentaire.

Malgré ces énormes potentialités, depuis plusieurs décennies, la productivité agricole en RDC a connu une baisse constante et une forte régression de plusieurs cultures, a-t-il dit, en poursuivant que « face à cette baisse de l’offre alimentaire locale, la RDC fait recours aux importations des denrées alimentaires, y compris des produits surgelés tels que les poissons, la volaille et d’autres produits de base, et aux aides alimentaires en vue de couvrir le déficit de la production locale, ce qui renforce la dépendance alimentaire, rendant ainsi le pays vulnérable aux chocs externes et internes du marché ».

Cette étude du Département des Sciences économiques de la faculté des Sciences économiques et de gestion de l’Unikin lui a valu le grade de doctorant en économie avec la mention « la plus grande distinction ».

ACP/C.L.

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