Kinshasa, 11 juillet 2025 (ACP).– La rentabilité des restaurants communément appelés «Malewa»,notamment la lutte contre l’oisiveté et la création des revenus, a été expliquée vendredi par une entrepreneure, lors d’un entretien à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
«Le phénomène Malewa (Le lieu de cuisiner et de manger),c’est une activité très importante et génératrice de recettes, une affaire rentable pour créer son propre emploi pour le développement socio-économique de notre pays», a déclaré Mima Kitoko, entrepreneure et vendeuse de Malewa dans la commune de Lemba à Kinshasa.
Selon elle, «j’ai créé ma propre entreprise appelée Malewa pour les Congolais parce que j’avais constaté que tout être humain, homme et femme, pour vivre doit être en bonne santé et cela nécessite de bons aliments car tout le monde a besoin de manger pour nourrir son corps».
Elle a fait savoir que chaque matin qu’elle achète au marché des vivres tels que des légumes, des poissons sales et fumés ainsi que d’autres produits pour faire la cuisine.
Dans le business de cette activité, a-t-elle poursuivi,chacun commande selon sa préférence , les nourritures telles que le « Fumbwa », les feuilles du manioc, les Fougères, la viande, le poulet dont le haricot mélangé avec le riz est le plat le plus vendu.
Et parmi les clients sont : des chauffeurs taxis, des conducteurs de motos,des travailleurs des entreprises, dans les lieux de chantiers en construction , des habitants de quartiers environnants le restaurant.
«Durant sept ans d’expérience, j’ai engagé deux jeunes filles actives et courageuses qui m’accompagnent avec amour et détermination», a-t-elle fait savoir.
Elle a précisé que «ce travail me permet de nourrir, scolariser et vêtir ma famille seulement avec ce que je fais.Je suis fière d’être entrepreneure et créatrice d’emplois , je suis autonome et indépendante. J’exhorte aux jeunes filles de commencer à faire un pas».
Par ailleurs, elle a affirmé que «nous vendons parfois deux boules de fufu à 500 FC mais aujourd’hui non , une boule revient à 500 FC. Le problème de cette augmentation est liée à la hausse des produits alimentaires sur les marchés».
ACP/ODM

