Kinshasa, 24 octobre 2025 (ACP).- L’énergie a été considérée, jeudi, comme un moteur du développement territorial inclusif et durable en République démocratique du Congo (RDC), lors de la deuxième journée mondiale de l’énergie, organisée à l’Université de Kinshasa (Unikin).
« L’énergie, colonne vertébrale du développement territorial, fait de la planification énergétique intégrée (PEI) une approche moderne, inclusive et durable. Ensemble, faisons de la PEI le moteur d’une RDC souveraine, innovante et résiliente, pour un développement territorial durable et équitable », a déclaré Patou Mwa Ilanga, directeur technologique du Fonds national d’aménagement du territoire (Fonat).
Il a fait savoir que la RDC entre dans une phase décisive où l’énergie, le territoire et la durabilité doivent être envisagés ensemble. Le développement énergétique est indissociable du développement territorial, et la justice énergétique ainsi que la résilience climatique sont au cœur de la transformation structurelle du pays.
« Le potentiel énergétique exceptionnel de la RDC inclut l’hydroélectricité, le solaire, la biomasse et la géothermie. Cependant, moins de 3 % du potentiel hydroélectrique est exploité, et 75 % de la population n’a pas accès à une énergie fiable. De plus, les politiques énergétiques sont souvent centralisées et déconnectées des réalités locales », a-t-il précisé.
« L’énergie est le moteur d’un développement équilibré. Elle permet de réduire les inégalités régionales, de stimuler l’économie locale et de préserver l’environnement. Ainsi, la planification énergétique intégrée devient un outil essentiel d’aménagement du territoire », a-t-il dit.
Il a indiqué que « la gouvernance et la coordination doivent se faire dans un cadre institutionnel intersectoriel. Cartographie et données : un SIG énergétique national. Décentralisation : des plans énergétiques provinciaux alignés sur la stratégie nationale. Financement et innovation : mobilisation de fonds verts et partenariats public-privé (PPP). Renforcement des capacités : formation des acteurs locaux ».
Pour M. Mwa Ilanga, a évoqué la nécessité de l’adoption d’une feuille de route nationale pour la PEI est essentielle, l’élaboration de plans énergétiques provinciaux, de la mise en place d’une base de données énergétique géospatiale nationale dans l’objectif de l’accès à l’électricité pour 50 % de la population d’ici 2030, avec création d’emplois verts et amélioration de la qualité de vie.
« Partenaires et financement sont : ministères, BAD, Banque mondiale, PNUD, UE, GIZ, Enabel, USAID et secteur privé. Financement estimé à 10,5 millions USD », a-t-il conclu.
ACP/C.L.

