Kinshasa : les opportunités d’investissements et de l’employabilité évoquées dans une formation d’Incubateur scientifique

Kinshasa, 2 mai 2026(ACP).-Les opportunités d’investissements et de l’employabilité en République démocratique du Congo (RDC) ont été évoquées samedi lors de la formation de l’Incubateur du Génie Scientifique Congolais (IGSC) du ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire,Recherche Scientifique et Innovations ( ESURSI) , organisée à Kinshasa ,capitale du pays.

«Le secteur industriel ou de transformation est celui qui offre les meilleures possibilités de produire des richesses localement et de créer des emplois .Mais cela nécessite quatre choses au moins : la volonté politique, l’aménagement du cadre macro-économique et physique, la disponibilité de l’électricité et de l’eau, un travail permanent à faire sur les voies d’accès et les infrastructures . Comme stratégies,dans chaque ville du pays, il faut créer une zone industrielle ,doter d’eau et d’électricité, créer des zones économiques spéciales dans toutes les provinces, former la population au lancement de micro-projets industriels»,a déclaré samedi le Professeur Mathias Buabua wa Kayembe , intervenant cette formation
sur le thème «Besoins sociétaux, leur prise en charge par les ressources locales et les opportunités d’investissements».

Il a consacré son intervention sur les besoins sociaux pris en charge par les pouvoirs publics et ceux pris en charge par le secteur privé ainsi que les opportunités d’investissements et la promotion des investissements pour la couverture de ces besoins sociaux.

Il a également dit s’être inspiré de grandes lignes de son ouvrage publié en septembre 2025 en France sur le chapitre consacré aux opportunités d’investissements et à leur promotion en RDC, signifiant que l’investissement doit être considéré comme la mise place d’une unité pérenne de production des biens et/ou des services Autrement dit, investir selon lui, c’est réunir les moyens humains, financiers, logistiques et organisationnels pour créer localement une entreprise productive des biens ou des services.

«Les besoins sociétaux ne sont pas seulement pris en charge par le secteur public. Ils les sont également par le secteur privé, qu’il s’agisse de l’économie et des infrastructures, ‘de l’éducation, de la santé, de l’enseignement, de l’agriculture, du logement, le rôle des privés reste prépondérant. Cela dépend des options pouvant être levées par le Gouvernement A-t-on besoin d’un Etat gendarme, s’occupant seulement de l’entretien de l’armée et de la police, faisant fonctionner son administration et laissant le reste aux privés ou d’un Etat providence, s’occupant de tout à la fois? Au vu de ce qui a été déjà exposé, il y a lieu de dire qu’il s’agit d’un Etat-Providence, mais qui n’a pas tous les moyens de sa politique. D’où il faut faire appel au secteur privé national et international, lui doter de nos opportunités d’investissements, lui présenter nos projets et marchés », a déclaré le Professeur Buabua.

En outre, il a ajouté que cette unite de production durable, cet investissement, est intéressant pour l’État, les entreprises, que pour les citoyens , permettant notamment d’améliorer la situation sociale et de favoriser la compétitivité des unités de production pouvant créer les emplois durables.

Si beaucoup de biens et devises sont déversés sur les marchés,le gouvernement tant central que provincial est à l’aise vis-à-vis de ses actions , étant donné que les entreprises viables vont payer les impôts et taxes.

Le transfert des capitaux

Le Professeur Buabua wa Kayembe,plusieurs fois Ministre, ancien Directeur général de l’Agence Nationale pour la Promotion des investissements (Anapi) ,a expliqué aux scientifiques et acteurs socio – politiques participant à cette formation en présentiel et en ligne, que «Pour les entreprises, les investissements occasionnent le transfert au pays, outre des capitaux, des machines de production et de transformation, afin de créer une ambiance de productivité dont les entreprises ont besoin pour se mouvoir, établir des partenariats et gagner de l’argent»

L’objectif des entreprises étant de gagner de l’argent, selon lui, elles se trouvent à l’aise pour investir davantage, renouveler leurs outils de production, dans le contexte caractérisé par le boom des projets, et la concurrence .

«Grâce aux investissements que les citoyens ont la possibilité de percevoir un salaire digne, améliorer leur vie, être formés, se stabiliser, construire une maison, etc Ainsi, les citoyens peuvent accéder facilement au crédit bancaire, et devenir eux-mêmes des investisseurs dans des projets petits, moyens ou grands», a-t-il poursuivi.

Les Professeurs Antoine Tshimpi et Michel Bisa, respectivement, Coordonnateur et Directeur scientifique de l’IGSC, ont salué la pertinence de cette formation devant permettre à tout un chacun de créer une unité de production.
Et le contexte de cette formation organisée à la suite de la fête des travailleurs célébrée le 01 mai et de Journée nationale de commerce célébrée le 30 avril en RDC .

ACP/C.L.

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