Kinshasa, 20 février 2026 (ACP).- Les stratégies consacrées au financement des Petites et moyennes entreprises (PME), des Petites et moyennes industries (PMI) ainsi qu’au développement des startups, ont été soulevées lors d’une réunion présidée à Kinshasa (capitale de la République démocratique du Congo), par le ministre de l’Entrepreneuriat et du développement des PME, selon un communiqué parvenu vendredi à l’ACP.
«Une réunion stratégique consacrée au financement des petites et moyennes entreprises (PME), des petites et moyennes industries (PMI) ainsi qu’au développement des startups s’est tenue ce jeudi 19 février 2026, sous la présidence du ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba Mwana-Ngongo», a-t-on lu dans le communiqué du ministère de l’Entrepreneuriat.
Cette rencontre s’est inscrite dans une dynamique de réflexion approfondie sur la réalité économique du pays et sur la nécessité d’adapter les mécanismes de financement aux besoins réels des entrepreneurs congolais.
Autour de la table selon la source, figuraient les membres du cabinet du ministre, le représentant de la Primature, des représentants de l’ambassade des Pays-Bas, de la Banque mondiale, de la Diaspora, le Directeur général du Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (Fogec) ainsi que la représentante du coordonnateur du projet Transforme.
L’accompagnement financier des PME, une priorité nationale
Par ailleurs, M. Laurent Muzemba, Directeur général du Fogec cité dans le communiqué, a dit au sortir de cette réunion que l’accompagnement financier des PME constitue en effet une priorité nationale.
«Le souci d’aider l’entrepreneuriat, à financer les PME est un enjeu majeur dans notre pays. Le Chef de l’État ne cesse de le rappeler et de le promouvoir», a-t-il ajouté.
Si le Fogec a été mis en place pour faciliter l’accès au crédit bancaire à travers des mécanismes de garantie, le ministre Justin Kalumba Mwana-Ngongo a reconnu que le crédit bancaire, à lui seul, ne peut couvrir l’ensemble des besoins de financement existants.
Le constat est clair: les besoins des PME, PMI et startups dépassent les capacités du financement bancaire classique. Dès lors, l’option envisagée consiste à explorer d’autres mécanismes déjà éprouvés à l’international, mais encore insuffisamment encadrés en RDC.
Parmi ces solutions, figurent notamment le « crowdfunding »(financement participatif) et les « business angels », qui permettent de mobiliser des capitaux privés en dehors des circuits bancaires traditionnels.
Nécessite d’une plateforme pour organiser les modes de financement alternatifs
Pour y parvenir, les participants à cette réunion, selon la source, ont évoqué la nécessité de mettre en place une plateforme dédiée, capable d’organiser et de structurer ces modes de financement alternatifs. L’objectif est d’offrir aux entrepreneurs un accès élargi aux ressources financières, autrement que par les crédits bancaires ou les subventions directes de l’État.
La réflexion engagée repose sur une approche concertée impliquant l’ensemble de l’écosystème entrepreneurial : l’État, les entrepreneurs, les incubateurs, les partenaires techniques et financiers internationaux, les banques ainsi que la Banque centrale pour les questions de régulation, a indiqué le ministère de l’Entrepreneuriat à travers le communiqué.
Un point central des discussions porte sur le cadre légal et juridique à adopter : faut-il une loi spécifique, un décret ou un arrêté ministériel ? Ces interrogations constituent le cœur du travail en cours, mené en collaboration avec les partenaires techniques et financiers.
Dans la suite de ce processus, un atelier est prévu le 11 mars prochain, réunissant toutes les parties prenantes afin de préparer le texte réglementaire nécessaire à l’encadrement de ces nouveaux mécanismes.
Par ailleurs, le 24 mars marquera une étape importante avec le lancement officiel d’un projet pilote consacré au crowdfunding et aux business angels.
Cette initiative vise à tester concrètement ces nouveaux instruments de financement et à poser les bases d’un écosystème plus diversifié, structuré et inclusif au bénéfice des entrepreneurs congolais.
À travers cette démarche, le gouvernement réaffirme sa volonté de moderniser le financement des PME et de créer un environnement propice à l’innovation ainsi qu’à une croissance économique durable. ACP/ODM

