Kinshasa, 29 juillet 2025 (ACP).- L’importance du dressage de table et les différents types de restaurants ont été expliqués mardi, aux aspirants entrepreneurs du secteur de l’industrie hôtelière, lors d’un atelier de formation à Ngaliema, dans l’Ouest de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
«Le dressage de table est une connaissance de base pour tout aspirant entrepreneur ou hôtelier dans le monde. Les touristes qui arriveront en RDC souhaiteront être servis selon les standards internationaux. Cette formation donne les fondements classiques de la présentation des tables pour un dîner», a déclaré Linda Endundo, facilitatrice d’emploi et directrice générale de Congo Business.
Au cours de cette formation, les participants ont aussi exploré l’histoire du dressage de table en France, en Angleterre, en Grèce, en Rome antique et même dans l’Égypte ancienne.
«Ils ont découvert que la fourchette avait été créée par les ancêtres de l’Égypte noire et que les Maures avaient introduit la séquence de plats « entrée, plat principal, et dessert’’», a-t-elle ajouté.
Elle a signifié que les différents types de vaisselles et de couverts ont été également présentés aux aspirants hôteliers ainsi que plusieurs types de restaurants selon leurs catégories. Ils ont notamment eu l’occasion de pratiquer directement en se répartissant en cinq groupes pour réaliser la mise en place complète d’un repas français comprenant cinq services, a-t-elle dit.
Mme Endundo a, en outre, signifié que les écoles de formation congolaises ont souvent des syllabus dépassés et que d’après elle, les jeunes dénoncent aussi que les enseignements dispensés ne correspondent pas à la réalité du terrain, ni du marché.
«L’art de la table a évolué et se mondialise. Aujourd’hui, il est possible d’intégrer des coutumes de table asiatiques, africaines ou européennes dans des restaurants de choix, car les clients recherchent l’originalité», a-t-elle indiqué.

Cette formation a permis aux apprenants de saisir que l’originalité et la diversité culturelle peuvent constituer des atouts de vente. Mme Endundo a également mis en lumière le besoin urgent d’un contenu de formation adaptatif pour répondre aux attentes du secteur hôtelier.
Elle a, cependant, conscientisé ces aspirants à offrir des services de qualité à leurs clients, et de toujours les traiter à la hauteur de leurs goûts qui d’après elle, est l’un des moyens efficaces pour pérenniser les entreprises de restauration.
«Cela va même pour de petits restaurants, communément appelés à Kinshasa « Malewa », des « Ngandas », ainsi que des fastfood/take away restaurant», a-t-elle cité, ajoutant que le client est un roi désirant un service plus sélect en permanence.
Rappelant ses études faites à Celbridge et son expérience de formatrice à Vatel, une haute école de management en hôtellerie et tourisme classée parmi les meilleures au monde, Mme Endundo a souligné que les responsables d’hôtels se plaignent souvent de diplômés peu préparés, ne connaissant même pas ce qui est enseigné en pratique.
«Il est donc crucial de former ces jeunes et de les rendre plus performants pour répondre aux attentes du secteur», a-t-elle conclu.
ACP/ODM

