Kinshasa : une réforme pour l’égalité des chances de l’emploi des jeunes Congolais (Ministre de l’Entrepreneuriat et PME)

Kinshasa, 22:novembre 2025 (ACP) – Une réforme pour l’égalité des chances dans l’emploi a été recommandée, jeudi, par le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des petites et moyennes entreprises (PME), lors de la clôture de la table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, organisée à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

« Si vous avez bien suivi le discours de Son Excellence Monsieur le Président de la République, il a insisté sur les questions d’emploi afin qu’il y ait égalité des chances pour tous les Congolais », a déclaré Justin Kalumba Mwana-Ngongo, ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des petites et moyennes entreprises (PME).

« Voilà pourquoi nous voulons marquer cela de manière indélébile par cette réforme importante. À ce sujet, il y aura, au sein de l’ONEM, ce que l’on appelle aujourd’hui un pôle emploi, un pôle formation et un pôle jeunes », a-t-il ajouté.

Il a fait savoir qu’ils pourront disposer de guichets spécifiques permettant une meilleure lisibilité des questions d’emploi. <<De manière transversale, toutes les réformes vont s’appuyer sur la technologie numérique afin que nous puissions enregistrer, seconde après seconde, minute après minute, tout emploi et toute entreprise créée au Congo, et que ces données puissent être comptabilisées>>, a dit le ministre de l’ Entrepreneuriat.

Selon lui, Il a été préconisé notamment de faire en sorte que  toutes les considérations d’ordre tribal, clanique ou ethnique, soient balayées en instaurant un CV destiné à l’embauche qui ne soit pas personnalisé, qui ne mentionne pas l’origine pour que seul le mérite puisse prévaloir.

Par ailleurs, le ministre Kalumba a indiqué qu’un système de bonus sera instauré pour les entreprises qui atteindront le seuil de 200 employés recrutés à travers l’ONEM.

« Il faut changer le statut des entrepreneurs et leur donner les mêmes facilités que les opérateurs politiques », a-t-il martelé.
Pour Justin Kalumba Mwana-Ngongo, à partir du moment où l’on franchit le seuil de 300 employés, on devient véritablement une personne à considérer dans la nation et l’on peut avoir droit à un passeport diplomatique pour leur permettre de faire partie de la délégation présidentielle lors des voyages à caractère économique, pour entrer en contact avec des entrepreneurs d’autres pays.

« De cette manière, les entrepreneurs ne vont pas envier les politiciens, les députés et les ministres qui ont des passeports diplomatiques », a-t-il conclu.
ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet