Kinshasa, 5 mars 2026 (ACP).- La Régie nationale de distribution d’eau (Regideso) a annoncé la création prochaine d’une usine de production d’eau en bouteille à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre de sa stratégie de diversification, a appris jeudi l’ACP de source administrative.
« Dans notre stratégie de diversification, nous voulons minimiser l’impact de l’État en termes de consommation sur la compagnie. Nous sommes donc en train de rechercher d’autres sources de financement. Nous allons lancer très bientôt une usine de production d’eau en bouteille que nous comptons d’ailleurs multiplier dans plusieurs villes du pays », a déclaré David Tshilumba, directeur général de la Régideso.
« Pour Kinshasa, nous avons déjà un dossier d’appel d’offres en cours. Cela signifie que, si tout se passe bien, d’ici trois à quatre mois les travaux pourront commencer pour la plus grande usine de production d’eau en bouteille de la ville. Celle-ci intégrera un modèle de recyclage des bouteilles très différent, car nous ne voulons pas que les bouteilles de la Régideso se retrouvent dans les caniveaux à travers toute la ville », a-t-il ajouté.
M. Tshilumba a précisé que cette diversification vise non seulement à augmenter les revenus de l’entreprise, mais aussi à éviter que les retards de paiement de l’État n’impactent le plan d’affaires, le budget annuel et les performances de la société.
« Pour que la Régideso devienne l’une des meilleures entreprises du secteur en Afrique, nous allons mettre en application ces stratégies. La Régideso réalise déjà beaucoup de progrès », a-t-il indiqué.
Selon lui, la réputation de l’entreprise sur le continent africain s’est améliorée grâce à une gouvernance modernisée et à la digitalisation des services.
Il a également souligné que le rendement du réseau s’est nettement amélioré. « Ailleurs, les pertes peuvent atteindre entre 50 % et 70 %. Nous sommes aujourd’hui à 37 %. Bien sûr, il reste encore beaucoup à faire, car de nombreuses personnes n’ont pas encore accès à l’eau potable. Il faut aussi mettre en place un cadre de régulation plus efficace pour améliorer davantage la situation », a-t-il conclu.
ACP/C.L.

