Matadi, 2 juillet 2026 (ACP).- L’accès des femmes entrepreneures aux services de microfinances demeure un défi, malgré la croissance des institutions financières, au Kongo Central, principalement à Matadi, ville portuaire située dans le Sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), a déclaré jeudi auprès de l’ACP, une professeure.
« Nous avons constaté que le secteur de la microfinance s’est considérablement développé au Kongo central, mais cette évolution ne s’est pas traduite automatiquement par une amélioration de l’accès des femmes entrepreneures aux financements », a fait savoir la Professeure Jolie Mbengi, enseignante à l’Institut supérieur de commerce (ISC) de Matadi.
« L’inclusion financière consiste à permettre à toutes les catégories de la population, notamment les femmes entrepreneures, d’accéder aux services financiers adaptés à leurs activités économiques », a-t-elle ajouté.
Selon elle, le développement observé ces dernières années dans le secteur de la microfinance au Kongo central n’a pas automatiquement favorisé l’accès des femmes aux financements.
Elle a, à cette occasion, expliqué plusieurs facteurs socio-économiques qui influencent cet accès, notamment l’âge, le niveau d’instruction, l’état matrimonial, l’éducation financière ainsi que la taille du ménage.
« L’âge, le niveau d’instruction, l’éducation financière ou encore les caractéristiques des entreprises peuvent jouer un rôle déterminant dans les possibilités d’accès au crédit pour les femmes entrepreneures », a-t-elle affirmé.
La Professeure Jolie Mbengi a également relevé plusieurs obstacles institutionnels, parmi lesquels l’absence de garanties, le faible accès à l’information financière, les conditions d’octroi des crédits et l’éloignement des institutions de microfinance. Elle a estimé que ces contraintes limitent davantage les opportunités de financement des femmes entrepreneures dans la province. ACP/M/KIT

