Kikwit, 03 mars 2026 (ACP).– La vente des chikwangues est considérée comme une source de survie pour des paysannes de la commune de Kazamba, à Kikwit, dans la province du Kwilu (sud-ouest de la République démocratique du Congo), car, leur permettant d’élever et de scolariser leurs enfants, a appris mardi l’ACP lors d’un entretien.
«Veuve de mon état, ma principale activité est la fabrication des chikwangues que je vends actuellement à 500 FC l’unité. C’est ce qui me permet d’élever mes enfants et de payer leur scolarité grâce aux recettes réalisées chaque jour. Parfois, je pratique la vente à la criée, de maison en maison. Faute d’emploi, je me suis lancée dans ce commerce», a expliqué Mme Bibi Bayakala, fabricante et vendeuse des chikwangues.
Elle a, à cette occasion, exhorté les jeunes filles à s’orienter vers l’entrepreneuriat afin de lutter contre la pauvreté.
«Il n’y a pas de sot métier, mais seulement de sottes gens. Le travail assure l’indépendance», a-t-elle ajouté.
Fabriquées à base de manioc frais, les chikwangues constituent un aliment de base très apprécié et largement consommé par plusieurs communautés de l’espace Bandundu et d’autres provinces du pays, rappelle-t-on.
ACP/ODM

