Kinshasa, 14 juillet 2025 (ACP). – La friperie ambulante a été présentée comme une activité de survie pour des nombreuses familles à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC) au-delà d’être un simple commerce, a appris l’ACP lundi, dans un entretien.
« Cette activité commerciale est une véritable stratégie de survie et d’émancipation pour nos familles kinoises. La vente de vêtements de seconde main, s’impose comme une activité accessible, à faible coût d’investissement et répondant à une forte demande dans les milieux populaires. », a déclaré Séraphin Kabango, vendeur ambulant de vêtements de seconde main.
Selon M. Kabango, ce commerce, ne relève plus de la simple débrouille, autrefois discret, il est devenu une partie essentielle de l’économie informelle locale.
« Plusieurs Kinois ont transformé la friperie ambulante en une bataille quotidienne pour nourrir leurs enfants, payer leurs scolarités, leurs soins médicaux et préserver une dignité souvent piétinée par la dureté de la vie », a-t-il ajouté.
Selon M. Kabango, cette activité comporte des défis majeurs notamment l’absence d’espace de vente fixe, l’exposition aux intempéries et à l’insécurité, la stigmatisation et le manque de protection sociale.
Pour ce dernier, compte tenu du contexte de la crise économique persistante où les ressources financières et les emplois formels se font rares, certaines personnes touchées par ces difficultés, s’orientent vers le secteur informel de la vente ambulante de friperie pour subvenir à leurs besoins.
« Grâce à notre mobilité, notre sens des affaires et notre capacité d’adaptation, nous parvenons à générer des revenus essentiels à la stabilité de nos familles », a-t-il dit.
Il a fait appel aux autorités compétentes de renforcer son impact social et économique afin d’encadrer et de soutenir ce type de commerce, qui constitue un véritable levier de développement local.
ACP/C.L.

