Kinshasa, 07 novembre 2025 (ACP).- La vente de caillasses a été considérée comme une source des revenus et un moyen de subvenir aux besoins familiaux à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a appris l’ACP vendredi dans un entretien.
«La vente de caillasses nous rapporte beaucoup de bénéfices, car sans cela, nous ne saurions pas subvenir aux besoins de nos familles. J’ai commencé depuis 2012 et je peux dire que, durant toutes ces années, ce commerce a évolué et s’est davantage répandu, au point qu’y investir est devenu fondamental, surtout ici à Ngaliema», a déclaré Mme Nathalie Kamwania, vendeuse de caillasses.
«Nous vendons les caillasses à différents prix selon la quantité et la qualité par sac. Il y a des sacs de 10.000 FC, 15.000 FC, 5.000 FC, 6.000 FC et plus. Ainsi, nous investissons parfois 200 $, 100 $, selon les moyens de chacun», a-t-elle ajouté.
Mme Kamwania a précisé que certaines caillasses qu’elle présente à la vente sont d’abord cassées en morceaux avant d’être vendues.
«Les pierres que nous vendons proviennent du fleuve lorsque les eaux sont basses, et d’autres, nous les achetons dans différentes carrières», a-t-elle indiqué.
«Il y a deux sortes de pierres que nous exposons à la vente : celles appelées cailloux (pierres de décoration), qui n’ont pas besoin d’être cassées, et les pierres que nous appelons caillasses, que nous devons casser chaque jour, du matin au soir», a-t-elle poursuivi.
Selon elle, la deuxième catégorie de pierres demande beaucoup d’énergie, au point que les vendeuses se lèvent tôt le matin, de 7 h à 17 h, pour les casser à l’aide de différents outils.
«C’est un travail pénible et, chaque jour, nous sommes là dès le matin jusqu’au soir, mais nous acceptons de le faire pour nos familles. C’est pourquoi je conseille aux jeunes filles de cette génération, qui ne supportent pas le travail, d’apprendre à faire quelque chose dans la vie pour être valorisées dans la société», a-t-elle martelé.
De son côté, Claudine Mambasa, une autre vendeuse des caillasses, a précisé que c’est une activité qui lui a permis de scolariser ses enfants malgré les difficultés que traverse le pays.
«J’exerce cette activité depuis 23 ans, et j’ai pu scolariser mes huit enfants grâce à ce commerce, alors que mon mari est militaire et fonctionnaire de l’État. Je ne peux pas m’en passer, car cela me permet de contribuer aux besoins de ma famille. J’achète mes pierres très souvent à la carrière appelée Ledia, ici à Ngaliema, et je prends le temps de les casser tous les jours. Les gains sont considérables. C’est une activité très importante et primordiale pour nous», a-t-elle conclu.
ACP/ODM

