Kinshasa, 28 septembre 2026 (ACP).- L’idée d’entreprendre avec 100 francs congolais (FC), ou avec des moyens limités, a été au centre d’une conférence organisée à l’Université de Kinshasa par l’Éveil de la Jeunesse Congolaise, autour de l’entrepreneuriat et de la valorisation des compétences, a appris lundi l’ACP de source administrative.
« L’idée d’entreprendre avec 100 FC ou avec des moyens limités, c’est vrai que ça semble irréaliste. Beaucoup de jeunes attendent, espèrent ou pensent que, pour réussir dans l’entrepreneuriat, il faut avoir des financements. Chose qui n’est pas vraiment vraie. Il faut une vision, il faut surtout de l’amour et il faut également être recadré dans ce que l’on peut faire », a déclaré Hélène Gakuru, directrice générale adjointe du Fonds pour les jeunes entrepreneurs congolais (Fojec).
Intervenant à cette conférence, Mme Gakuru a insisté sur la nécessité, pour les jeunes, de prendre conscience de leurs capacités et de mieux les valoriser, tout en soulignant l’importance de l’accompagnement dans le développement des initiatives entrepreneuriales.
Dans son mot d’ouverture, Lazarre Kasongo, président de l’Éveil de la Jeunesse Congolaise, a encouragé les jeunes à valoriser leurs compétences et à transformer leurs idées et leurs potentialités en véritables opportunités entrepreneuriales.
Selon lui, l’expression « entreprendre avec 100 francs » ne renvoie pas à un montant précis, mais plutôt à un état d’esprit et à la volonté d’entreprendre avec les moyens dont on dispose.
De son côté, Tina Kita, entrepreneure a appelé les jeunes à mettre en pratique leurs idées.
« Je dirais que le premier capital d’un entrepreneur, ce n’est pas forcément le côté financier, ce n’est pas forcément l’argent. Le premier capital d’un entrepreneur, c’est ce que l’entrepreneur sait déjà faire et mettre maintenant en pratique », a expliqué Tina Kita, entrepreneure.
Elle a notamment cité les personnes qui savent coiffer ou préparer des repas, estimant qu’elles peuvent commencer par vendre leurs services, générer des revenus et réinvestir progressivement les recettes dans leurs activités.
La conférence a réuni plusieurs jeunes autour des questions liées à l’entrepreneuriat, à la valorisation des compétences et à la capacité de transformer les savoir-faire et les idées en activités génératrices de revenus.
ACP/Bos

