Kolwezi, 18 mars 2026 (ACP).-Le leadership féminin a été présenté mercredi comme un levier essentiel de la lutte contre la crise alimentaire en Afrique, lors de la deuxième édition de la Semaine panafricaine organisée à Kolwezi (chef-lieu de la province du Lualaba, Sud-est de la République démocratique du Congo) par l’Organisation des Jeunes pour les Nations Unies d’Afrique (OJNUA), a appris l’ACP des organisateurs.
« L’Afrique à d’innombrables besoins, mais elle dispose aussi de personnes capables d’y répondre. Les femmes africaines jouent un rôle central dans la solidarité communautaire et la lutte contre la faim. La valeur d’une personne se mesure à sa capacité à faire une différence », a déclaré Mme Milicah, coach en leadership venue de Zambie, intervenant sur le sous-thème « Leadership féminin face à la crise alimentaire en Afrique ».
« La cuisine d’une femme africaine est la cuisine de tous », a-t-elle ajouté, évoquant son expérience de prise en charge alimentaire de plus de deux cents enfants par jour pendant cinq ans, comme illustration de l’engagement communautaire des femmes africaines.
Elle a, en outre, appelé à une prise de responsabilité individuelle dans la transformation du continent, estimant que « nous ne devons pas avoir peur d’être différents, car c’est notre différence qui fait la différence ».
Selon elle, l’unité africaine demeure une condition essentielle pour relever les défis du développement, soulignant que « l’Afrique doit dépasser ses divisions et prendre son destin en main ».
Le rôle des organisations panafricaines dans le processus de développement évoqué

Intervenant également au cours de cette activité, Mme Sylvestine Mendy, coordinatrice du mouvement Africa First, a relevé le rôle déterminant des organisations panafricaines dans le processus de développement du continent.
« Le panafricanisme est né dans la diaspora comme réponse à l’esclavage et à la colonisation », a-t-elle expliqué, rappelant que ce mouvement a contribué aux luttes pour les indépendances africaines.
Elle a fait savoir que les organisations panafricaines jouent un rôle fondamental dans l’éveil des consciences et la mobilisation des peuples.
« Aucun peuple ne peut se développer sans conscience. Nous devons croire en notre capacité à transformer notre continent », a-t-elle affirmé, avant d’ insister sur la nécessité pour les Africains de s’appuyer sur leurs propres ressources et valeurs pour assurer leur développement. ACP/UKB

