Kinshasa, 24 octobre 2025 (ACP).- La mobilisation d’investissements privés en faveur d’une transition énergétique a été évoquée, jeudi lors de la deuxième journée mondiale de l’énergie, organisée à l’Université de Kinshasa (Unikin), dans la partie centrale de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Acteur clé de la transition énergétique et du développement durable, il apporte financement, innovation, expertise technique et création d’emplois. Sa contribution à l’objectif national est de 20 milliards USD d’investissements privés d’ici 2030 dans la production, le transport, la distribution et les énergies renouvelables », a déclaré Joël Gantshva, conseiller juridique de la Fédération des entreprises du Congo (FEC).
« Mobilisation des capitaux privés : Rawbank (20 M USD), IFC 400 M USD pour 180 MW solaires). Innovation technologique : mini-réseaux hybrides, systèmes solaires-batteries, solutions hors réseau. Création d’emplois et développement local : centrale solaire de 8 MWp avec stockage (Haut-Katanga). Partenariats public-Privé (PPP) : projet “Moyi Power” (AfDB + secteur privé) → 1 million de bénéficiaires », a-t-il ajouté.
Il a fait savoir que l’environnement d’investissement est risqué : le financement coûteux, le cadre juridique complexe et plus de 80 taxes recensées. Manque d’infrastructures : un réseau national limité et coûts élevés d’intégration des énergies renouvelables (ENR). Marché peu structuré : l’absence d’incitations et écosystème encore jeune.
« Améliorer le cadre réglementaire et fiscal : simplification, stabilité et attractivité. Garantir les investissements : mécanismes d’assurance des risques (ex. : SEFA – BAD) », a-t-il dit.
Pour Joël Gantshva, il est essentiel de promouvoir les mini-réseaux et solutions hors réseau adaptés aux zones rurales, de créer des incitations financières, telles que le Fonds Mwinda pour le solaire et les mini-réseaux, de renforcer les compétences locales ainsi que la chaîne de valeur nationale, et de favoriser la gouvernance et la transparence pour attirer les investisseurs.
« Nous visons à positionner le secteur privé, via la Fec, comme acteur central de la transition écologique », a-t-il conclu.
ACP /C.L.

