Kinshasa, 7 septembre 2026 (ACP).- Les prix de certains produits de première nécessité, notamment les sacs de riz de 25 kilogrammes, ont connu une hausse sur les marchés de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a constaté l’ACP lundi, lors d’une enquête.
« Aujourd’hui, les prix des sacs de riz de 25 kilogrammes sont en hausse sur les marchés de Kinshasa. Le riz de marque Lion passe de 46.000 FC à 49.900 FC et le riz BB se vend à 53.500 FC contre 52.000 FC auparavant. Le riz Riano se négocie à 43.000 FC, contre 41.000 FC précédemment, tandis que le riz Tigre passe de 48.750 FC à 49.500 FC, au cours de la période allant du 27 juillet au 7 septembre 2026 », a déclaré Berry Makiadi, vendeur au marché de Matete, dans la commune éponyme.
Il a fait savoir que cette hausse est attribuée à plusieurs facteurs, notamment la rareté de ce produit et au coût du transport.
« Notre pays continue toujours d’importer le riz. Le riz produit à l’intérieur du pays, notamment dans les provinces de la Tshopo et de l’Équateur, n’arrive pas ces derniers temps à Kinshasa. La capitale dépend donc encore du port de Matadi », a-t-il expliqué.
Selon lui, cette hausse ne concerne pas uniquement le riz et la semoule, mais touche également d’autres produits de première nécessité.
Hausse du prix d’une mesurette de farine de maïs

La farine de maïs
Par ailleurs, le prix d’une mesurette de farine de maïs, dite semoule et communément appelée « ekolo », est en hausse sur les marchés de la capitale congolaise, se négociant à 3.000FC contre 2.500 FC dans le passé.
« Un ekolo de farine de maïs de marque « Master Plus » se vend aujourd’hui à 3.500 FC, contre 3.000 FC auparavant, tandis qu’une mesurette de riz Lion coûte 1.700 FC, contre 1.500 FC précédemment », a indiqué Martine Mboti, vendeuse rencontrée au marché de Matadi-Kibala, dans la commune de Mont-Ngafula, « cette hausse est due à la diminution des stocks sur le marché », a-t-elle ajouté.
Hausse des prix du lait en poudre

Quelques boites de lait
Par ailleurs, Les prix du lait en poudre sont également en hausse sur les marchés de Kinshasa.
« Les prix du lait en poudre sont en hausse, en raison notamment de l’évolution de l’approvisionnement des marchés de Kinshasa », a déclaré Saidi Mohammed, vendeur au marché de Matete.
La boîte de lait « Belle Hollandaise » de 2.500 g se vend à 68.750 FC, contre 66.800 FC auparavant ; celle de 1.800 g de la même marque s’achète à 50.900 FC, contre 48.000 FC, tandis que celle de 900 g est passée de 26.000 FC à 26.980 FC.
La marque « Cowbel » de 2,5 kg coûte 75.100 FC, contre 69.800 FC précédemment, et celle de 1.800 g se négocie à 52.845 FC, contre 42.000 FC auparavant.
Il a indiqué que le lait en poudre Nido de 2,5 kg, qui était à 66.000 FC par le passé, revient aujourd’hui à 68.800 FC, tandis que celui de 1,8 kg coûte actuellement 52.400 FC, contre 51.900 FC auparavant.
Le lait « Bomdia » de 400 g connaît par contre, une légère baisse en raison de l’abondance du produit en provenance de Lufu sur le marché, se vendant à 9.380 FC contre 13.000 FC auparavant. Le lait « Bomdia » de 900 g se vend à 19.790 FC contre 21.000 FC, tandis que celui de 1,8 kg revient actuellement à 39.200 FC contre 42.550 FC précédemment.
Hausse des prix des bidons d’huile végétale

Les bidons d’huile végétale
Le bidon de 25 litres de marque « Regina » se vend actuellement à 115.700 FC, contre 111.400 FC auparavant.
Celui de 15 litres, qui se négociait à 67.900 FC, revient désormais à 69.000 FC, tandis que le bidon de 10 litres de la même marque se vend à 46.500 FC, contre 45.500 FC précédemment. Quant au bidon de 5 litres, il coûte actuellement 26.000 FC, contre 25.500 FC auparavant.
Le bidon de 25 litres de marque « Palmani » coûte 108.500 FC, contre 107.900 FC précédemment.
Baisse des prix des haricots

Les haricots
Par ailleurs, le prix d’une mesurette de haricots, communément appelée « kopo », en provenance de Goma, est en baisse sur les marchés de la capitale congolaise, se négociant à 3.300 FC contre 3.800 FC précédemment.
Un « sakombi », qui se vendait à 2.500 FC, revient aujourd’hui à 2.000 FC, tandis que le haricot appelé « BilBil » revient à 3.000 FC, contre 3.500 FC par le passé.
Selon Miradie Ngolu, vendeuse au marché de Ngaba, « cette baisse est due à l’abondance du produit sur le marché ainsi qu’à la baisse du trafic fluvial ».
Elle a également indiqué que le niébé, communément appelé « mbuengi », se vend aujourd’hui à 2.000 FC, contre 2.300 FC auparavant.
En revanche, certains haricots communément appelés « madesu ya Lufu » ont également connu une légère baisse, passant de 2.500 FC à 2.300 FC. ACP/EK/Kany./Bol.

