Kinshasa, 27 mai 2026 (ACP).– La République démocratique du Congo à travers l’Autorité de régulation de la Poste et des Télécommunications, a pris part aux côtés d’autres délégations africains à la 9ème Conférence du réseau de protection des données personnelles, à Abidjan en Côte d’Ivoire, la semaine dernière, a indiqué dans une restitution mercredi à Kinshasa le régulateur congolais, selon un communiqué parvenu à l’ACP.
« Cette rencontre a réuni vingt-quatre délégations africaines venues échanger sur les mécanismes d’une régulation concertée permettant de concilier innovation technologique, protection des données personnelles et préservation de la souveraineté numérique du continent africain », a-t-on lu dans le communiqué de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC).
Selon la source, la délégation de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), conduite par sa Vice-Présidente, Mme Lydie Omanga, a pris part à Abidjan, en République de Côte d’Ivoire, du 18 au 21 mai à la 9ème Conférence du Réseau Africain des Autorités de Protection des Données Personnelles, organisée en collaboration avec l’Autorité de Régulation des Télécommunications de Côte d’Ivoire (ARTCI).
Cette conférence a été placée sous le thème : « La régulation des technologies innovantes : enjeux, défis et perspectives des autorités de protection en Afrique ».
La source a rapporté que M. Djibril Ouattara, ministre ivoirien de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, a rappelé qu’en Afrique, la protection des données personnelles ainsi que l’harmonisation des cadres juridiques restent encore largement à construire afin de garantir une gouvernance numérique adaptée aux réalités du continent.
À travers les différents panels, les participants ont abordé les défis majeurs liés à l’essor de l’exploitation massive des données personnelles dans un environnement numérique en constante mutation.
À cet effet, les échanges ont souligné que la régulation ne peut désormais plus être envisagée sous le seul angle technique, mais doit pleinement intégrer la protection des droits fondamentaux des populations africaines, tout en limitant les approximations réglementaires susceptibles de fragiliser les écosystèmes numériques nationaux.
Les discussions ont par ailleurs mis en évidence la nécessité pour les États africains de renforcer leurs mécanismes de coopération afin de développer des politiques cohérentes et harmonisées, capables d’accompagner efficacement la transformation numérique du continent.
À l’issue de cette 9ème Conférence du RAPDP, une Déclaration finale dite « Déclaration d’Abidjan » a été adoptée, consacrant désormais la protection des données personnelles comme une véritable affaire d’État et un enjeu de sécurité nationale pour les pays africains.
Créé à Ouagadougou en septembre 2016 en marge du Forum africain sur la protection des données personnelles, le Réseau Africain des Autorités de Protection des Données Personnelles regroupe plusieurs autorités africaines de protection de la vie privée et des données personnelles, issues de différentes aires géographiques et linguistiques. Son objectif est de favoriser les échanges d’expériences, de renforcer la coopération entre ses membres et de porter la voix de l’Afrique auprès de ses partenaires internationaux sur les questions liées à la protection des données et à la souveraineté numérique.
ACP/UKB

