Rareté des poissons frais à Mbandaka : des ménages poussés à consommer les pilchards

Mbandaka, 13 mai 2026 (ACP).- L’arrêt prolongé de la vente de poissons frais dans plusieurs marchés de Mbandaka, province de l’Équateur, nord-ouest de la République démocratique du Congo, a poussé de nombreux ménages à se tourner vers la consommation des poissons en conserve, communément appelés « Pilchard », a constaté mercredi l’ACP.

« Nous sommes obligés d’acheter des poissons en boîte parce que les poissons frais deviennent rares et coûteux. Beaucoup de familles n’ont plus le choix. Moi particulièrement, j’ai fait aujourd’hui le tour des marchés de Mbandaka 3, Mbandaka 2 et du Grand marché, avant de terminer à Bolodjua. Malheureusement, je n’ai trouvé aucun poisson », a déclaré Francine Bonkono, une ménagère rencontrée au marché de Mbandaka 3.

« Ceux que j’ai trouvés à Bolodjua coûtaient très cher. Je me suis finalement décidée à acheter des boîtes de “Pilchard” dans un magasin afin de les préparer avec des haricots », a-t-elle ajouté.

Certains vendeurs expliquent cette situation par la baisse de l’approvisionnement en produits halieutiques provenant des villages riverains du fleuve Congo et des localités environnantes.


« Depuis quelques jours, les pirogues arrivent avec une faible quantité de poissons. Cela entraîne une hausse des prix et plusieurs clients préfèrent désormais les conserves. Vous remarquerez avec moi qu’un panier de poissons silures (“Ngolo”), qui coûtait 50.000 FC, est passé à 80.000 FC, voire 90.000 FC », a indiqué  Jean Ekila, vendeur de poissons fumés.

Cette situation entraîne également une augmentation de la demande de poissons en conserve dans plusieurs boutiques et alimentations de la ville. Des habitants affirment que ces produits deviennent progressivement une alternative pour de nombreuses familles à revenu modeste.


« Une boîte de Pilchard qui coûtait 1.500 FC se négocie actuellement entre 1.800 FC et 2.000 FC. Celles vendues auparavant à 3.500 FC coûtent désormais entre 4.000 FC et 4.500 FC dans certains coins », a déploré  Faustin Bomolo, un habitant du quartier Bombwanza à Mbandaka.

Cette rareté des poissons frais pourrait avoir des conséquences sur les habitudes de consommation et le panier alimentaire des ménages de Mbandaka si des solutions rapides ne sont pas trouvées pour rétablir l’approvisionnement normal des marchés. ACP/C.L.

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