Kinshasa, 18 novembre. 2025 (ACP).- Le ministre de l’Entrepreneuriat et des petites et moyennes entreprises a appelé mardi, à investir dans la jeunesse à travers l’emploi et l’entrepreneuriat, lors de la table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes organisée, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Excellence Monsieur le Président de la République, en convoquant et en organisant cette table ronde sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, la nation congolaise, à travers vous qui êtes l’autorité suprême de ce pays, entend assumer pleinement ses responsabilités en investissant massivement dans sa véritable richesse : sa jeunesse », a déclaré Justin Kalumba Mwana-Ngongo, ministre de l’Entrepreneuriat et du développement des petites et moyennes entreprises (PME).
« C’est une très grande responsabilité qui nous incombe en ce jour comme nation, et nous participons à cette table ronde pour écrire, en lettres d’or et pour l’éternité, une nouvelle page pour l’avenir de notre jeunesse, afin de marquer une véritable rupture avec toutes les pratiques anti-progrès en matière d’emploi et d’entrepreneuriat », a-t-il ajouté. Il a décliné en douze fléaux les termes de référence adoptés par le gouvernement en Conseil des ministres sous la conduite éclairée du Chef de l’État, notamment : un tableau de bord de pilotage difficilement lisible en matière d’emploi et d’entrepreneuriat, les statistiques, l’orientation, le chômage et la création d’entreprises.
« Nous voulons désormais avoir un monitoring précis », a-t-il indiqué. « Cinquième fléau : nos collégiens, lycéens et étudiants ne sont mis que trop tardivement au contact de la réalité professionnelle.
En dehors de parcours spécifiques comme la médecine, les premiers stages professionnels arrivent souvent en fin de licence dans le système LMD, alors que sous d’autres cieux, dès le collège, les jeunes ont déjà des stages de découverte des métiers. Nous devons faire la même chose », a-t-il ajouté. Concernant le sixième fléau, il a appelé à éliminer les différentes formes de discrimination sur le chemin de l’emploi des jeunes. « Nous, dirigeants, devons-nous remettre en question et supprimer les discriminations fondées sur les tribus, les régions, la politique ou la religion.
C’est là l’assignation que le Président nous a donnée. » Selon lui, le onzième fléau est l’insuffisance des structures, des capacités entrepreneuriales, des crédits, des financements, des garanties et de l’accès au marché pour les entrepreneurs, l’ensemble devant s’inscrire dans un environnement des affaires moins toxique, tant sur le plan fiscal qu’administratif. S’agissant du dernier fléau, il a poursuivi : « Je voudrais m’adresser aux participants, avec votre permission, Excellence. Dans ce décor, il faut saisir la balle au bond. Nous avons dans cette salle la plus grande volonté politique du pays. Elle est dans cette salle, la plus grande détermination, qui est présidentielle. Elle est dans cette salle. Qu’est-ce qui va nous manquer ? », a conclu le ministre.
Ces assises de trois jours offriront un cadre stratégique de réflexion et de prise de décisions, afin de jeter les bases d’une véritable politique nationale de création d’emplois décents et durables pour la jeunesse congolaise dans toute sa diversité. ACP/

