Kasangulu, 24 septembre 2026 (ACP).- Cinq réformes économiques et institutionnelles ont été préconisées pour transformer les lois en emplois et en richesses, mercredi à Kasangulu, dans la province du Kongo Central, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), par le présidium du Courant politique du centre « Énergie Nouvelle ».
« Le courant politique du centre +Energie nouvelle+ présente sa position sur cinq réformes majeures actuellement au cœur du débat national : les Zones économiques spéciales, l’entrepreneuriat des jeunes, la réforme du Code des assurances, la gestion du portefeuille de l’État et la création d’un Fonds souverain de la République », a déclaré Moïse Monsese, Président national du courant politique centriste Énergie Nouvelle.
« Notre démarche est celle du Centre : nous ne sommes ni dans l’opposition systématique ni dans l’approbation automatique. Nous entendons soutenir les réformes utiles, corriger ce qui doit l’être et exiger la transparence, la responsabilité et les résultats », a-t-il ajouté.
Pour les Zones économiques spéciales, Énergie Nouvelle demande qu’elles deviennent de véritables pôles de production, de transformation et d’emploi, avec des avantages accordés aux investisseurs conditionnés à des engagements mesurables en matière d’emplois congolais, de contenu local et de transfert de compétences.
Concernant l’entrepreneuriat des jeunes, le Courant propose un mécanisme national de financement et de garantie, des incubateurs provinciaux, un accompagnement technique ainsi qu’un accès transparent des PME dirigées par les jeunes à la commande publique.
Pour le secteur des assurances, il plaide notamment pour le développement de l’assurance agricole et climatique, la protection des petites entreprises, la couverture des risques majeurs et une indemnisation plus transparente, rapide et traçable.
S’agissant du portefeuille de l’État, Énergie nouvelle appelle à une gouvernance fondée sur la compétence, l’intégrité et la performance, avec des audits indépendants, des contrats de performance et une évaluation régulière des entreprises publiques.
Enfin, le courant considère qu’un Fonds souverain peut contribuer au financement de long terme des investissements structurants, à condition que sa gouvernance, ses placements, ses retraits et son contrôle soient strictement encadrés.
Les investissements devraient notamment soutenir l’énergie, les routes, les chemins de fer, l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’eau, le numérique, l’industrie et le capital humain.
« Notre message est simple : la RDC n’a pas seulement besoin de nouvelles lois. Elle a besoin de lois qui produisent de nouveaux emplois, de nouvelles entreprises, industries et de richesses. Nous appelons donc à la mise en place d’un tableau de bord national annuel permettant de mesurer les emplois créés, les investissements mobilisés, les entreprises développées, la production locale, les exportations à valeur ajoutée et la performance des entreprises publiques », a-t-il soutenu.
Énergie Nouvelle réaffirme ainsi sa ligne politique : un État stratège, un secteur privé dynamique, une jeunesse entreprenante et une gouvernance responsable, au service de l’intérêt national, a conclu son président.
ACP/Sit./Ntum.

