RDC : la création de vitrines technologiques recommandée pour la visibilité des innovateurs congolais

Kinshasa, 14 juillet 2025 (ACP). – La création de vitrines technologiques congolaises afin de donner de la visibilité aux innovateurs évoluant dans ce domaine a été recommandé, par le fondateur d’une plate -forme panafricaine et mondiale, lundi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC) au cours d’un entretien.  

« La création de vitrines technologiques congolaises est une bonne manière de donner de la visibilité aux développeurs, codeurs, ingénieurs et innovateurs de ce domaine. Il est également essentiel, de favoriser l’émergence de champions locaux en finançant et en protégeant les marques congolaises prometteuses », a déclaré Billy Issa, Président de l’Africa Economic Forum (AEF).

Il a soulevé que la création d’un réseau d’incubateurs publics-privés dans toutes les provinces, reliés à des universités, à des zones industrielles et à des financements publics, est également nécessaire.

Selon lui, la RDC devrait commencer par désaliéner les esprits et décoloniser les mentalités si elle veut miser sur la jeunesse et l’innovation technologique pour bâtir une économie réellement souveraine.

« La jeunesse congolaise doit être décomplexée et encouragée à créer son propre avenir à travers sa créativité, son travail et ses ressources locales, » a-t-il indiqué, ajoutant que cela nécessite une vision claire et ambitieuse de l’État, qui, d’après lui, place la jeunesse et la technologie au cœur du modèle économique national.

Il a par ailleurs préconisé la création d’un écosystème panafricaniste de production locale, avec des structures réformées et fonctionnelles pour soutenir les projets souverains.

D’après lui, « des incitations fortes, telles que des exonérations fiscales ciblées, des financements d’amorçage et des subventions à l’exportation locale, sont également nécessaires, » a-t-il ajouté.

Il a soutenu lors de cet entretien que la jeunesse congolaise doit être formée, décolonisée, financée et protégée pour pouvoir bâtir des alternatives locales innovantes, compétitives et exportables, créant ainsi une nouvelle classe de bâtisseurs souverains.

Il a enfin expliqué que la formation et l’équipement de la jeunesse font partie des éléments cruciaux, notamment la nécessité d’une école congolaise pour former des producteurs et non seulement des fonctionnaires ou commerçants.

ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet