RDC : « la mobilisation des banques multilatérales, indispensable pour l’engagement de Séville » (Première ministre)

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‎Kinshasa, 24 septembre 2026(ACP).- La mobilisation des banques multilatérales est indispensable pour l’accomplissement de « l’engagement de Séville », a indiqué la Première ministre de la République démocratique du Congo (RDC), lors de son intervention mercredi, à la tribune des Nations unies dans le cadre de la 81ème session ordinaire de l’Assemblée générale à New-York, aux États-Unis. 

‎« L’aide publique au développement demeure indispensable, mais elle ne suffira pas. L’engagement de Séville doit désormais se traduire par un meilleur accès aux financements concessionnels, une mobilisation accrue des banques multilatérales de développement et des mécanismes d’allègement de la dette qui préservent les capacités d’investissement de nos États », a indiqué Judith Suminwa, Première ministre du Gouvernement congolais. 

‎Selon elle, aucune architecture financière ne sera durable sans une justice fiscale. 

‎« La coopération internationale doit combattre les flux financiers illicites, l’évasion fiscale, la manipulation des prix de transfert et le blanchiment des revenus tirés des ressources naturelles », a fait savoir la Première ministre. 

‎« Les avoirs volés doivent être rapidement identifiés, gelés et restitués. Chaque denier recouvré peut financer un vaccin, un manuel scolaire, un forage ou une route », a-t-elle poursuivi. 

Quid de l’engagement de Séville

‎L’engagement de Séville (Compromiso de Sevilla en espagnol), est le document final de la 4ème Conférence Internationale des Nations Unies sur le Financement du Développement (FFD4), tenue à Séville du 30 juin au 3 juillet 2025. Il est l’un des plus gros accords de l’ONU sur l’argent pour le développement depuis 10 ans (après Addis-Abeba en 2015). Il a été adopté par 192 des 193 États membres, mais les USA se sont retirés sous l’administration Trump.

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‎Cet accord a 3 axes principaux : mobiliser plus d’argent entre autres demander aux pays riches de doubler l’aide et aux banques multilatérales de tripler leurs prêts ; alléger la dette en créant un Forum des emprunteurs souverains ; enfin, réformer l’architecture financière mondiale en luttant notamment une contre l’évasion fiscale et en créant une plateforme d’action pour réformes fiscales. 

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‎Selon certains analystes économiques, cet accord est crucial pour l’Afrique avec le déficit estimé à 4.000 milliards $ par an pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) en 2030. L’Afrique seule a besoin de 1.300 milliards $ par an, a-t-on noté.

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ACP/ Lufia.

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