RDC : la transformation numérique considérée comme levier de l’économie centrale

Kinshasa, 04 mars 2026 (ACP).- La transformation numérique en République démocratique du Congo a été considérée mercredi comme levier de l’économie centrale et de la modernisation, lors d’un sommet dénommé « Africarena » organisé par Silikin village en partenariat avec l’Agence belge de coopération internationale (Enabel) à Kinshasa, capitale du pays.

« Le numérique chez nous n’est plus un flou, il est déjà en train de transformer progressivement la finance, le commerce, la logistique, les services et l’action publique. Sous le leadership de la Première ministre, cheffe du gouvernement Judith Suminwa Tuluka, la transformation numérique s’impose désormais comme un l’évier de l’économie centrale  et de la modernisation de l’État, de la diversification de l’économie et de la création d’emplois durables », a déclaré Nzolantima Diyavika, Directeur de cabinet adjoint (Dircaba) du ministre de l’Economie numérique.

Pour changer d’échelle numérique, selon elle, il est essentiel d’aligner trois forces notamment l’innovation, le capital et la confiance, en ajoutant que « Africarena est précisément l’espace où cette convergence devient possible ».

Mme Nzolantima  a  également présenté, dans son intervention, trois priorités complémentaires du ministère de l’Economie numérique, notamment: renforcer les infrastructures numériques afin de connecter mieux, plus vite et plus largement l’ensemble du territoire national. Ensuite, stabiliser l’environnement réglementaire pour offrir davantage la visibilité et la sensibilité.

Elle a également souligné la nécessité d’accélérer la croissance des startups congolaises à travers leur structuration, l’amélioration de leur accès au financement et l’accompagnement vers le passage à l’échelle, indiquant que « nous avons posé des bases juridiques importantes avec l’ordonnance  loi sur la promotion des startups. Mais nous restons lucides. Une loi n’est pas une finalité en soi. La finalité, c’est l’impact, c’est la croissance. Ce sont des entreprises fiables, des emplois et des solutions ».

Elle a poursuivi que « 2025-2026 est l’ère des résultats car notre approche est désormais pragmatique. Nous voulons réduire les infractions administratives, simplifier les parcours entrepreneuriaux, créer une pipeline d’entreprises, d’investissements, créer des passerelles entre start-up,  banque et corporate, et mettre en place un dialogue permanent état de l’écosystème».

Pour promouvoir l’économie numérique, selon Mme Nzolantima, l’objectif est simple, faire de la RDC un pays où il est possible de créer, de croître et d’investir avec confiance.

Elle a expliqué que Kinshasa a une vocation à devenir un carrefour technologique d’Afrique. Mais ce statut ne se décrète pas, s’il ne se construit pas par la qualité des talents, par l’accès au financement, par la capacité d’exécution et par la solidité des partenariats.

Le programme « Digital Nation 2030» du ministère de l’Economie numérique a-t-elle précisé, c’est pour passer du potentiel à la puissance, et ce sommet est une étape majeure de cette construction.

Elle a invité les investisseurs et entrepreneurs à investir en  RDC pour apporter des solutions utiles, robustes, adaptées aux réalités du pays et se préparer pour  le marché international.

Elle a, en outre, évoqué l’ouverture du ministère de l’Economie  vers les partenariats à long terme, aux mécanismes de co-investissement et aux projets structurants à fort effet d’entraînement.

L’apport de l’Enabel

De son côté, Larion Lagalie, experte stratégique et représentant Enabel, a présenté deux grandes actions stratégiques  soutenues par Enabel en RDC, notamment à  Kinshasa, dans la province de la Tshopo et au Sud Ubangui ainsi que le corridor de Lobito, au Haut Katanga et au Lualaba, représentant aujourd’hui des zones prioritaires d’investissement, dans des secteurs clés comme agros- industriel, les mines ou encore l’énergie.

Elle a, à cet effet, relevé que le potentiel est immense, mais il nécessite des investissements structurants et durables pour transformer ce potentiel en croissance réelle et en emploi, et investissement et développement des compétences.

 En outre, elle a démontré la conviction d’Enabel qui est de créer  l’emploi et l’entrepreneuriat, qui sont  des moteurs essentiels de transformation de l’économie nationale.

« Aujourd’hui, plus que jamais, l’Afrique, et en particulier la RDC, regorge de talents, d’idées innovantes et d’un potentiel entrepreneurial extraordinaire. Chez Enabel, nous investissons donc dans le développement des compétences, dans l’accompagnement des entrepreneurs et dans la structuration d’écosystèmes capables d’attirer des investissements durables» a- t-elle expliqué.

La représentante de l’agence belge a mis en exergue le travail que sa structure réalise  avec des incubateurs, des accélérateurs, des centres de formation, des acteurs publics et privés pour aider les entrepreneurs à atteindre un niveau de maturité compatible avec les exigences des investisseurs , en  disposant d’outils qui permettent de faciliter les investissements et de contribuer à un développement durable et inclusif de l’écosystème.

Ce sommet, organisé par Silikin village, en partenariat avec Enabel, International trade centre ainsi qu’International développement (UK), a connu la participation de plusieurs entrepreneurs accompagnés par Enabel, les investisseurs étrangers.

L’objectif de cette édition, est de contribuer ainsi à renforcer le dialogue entre l’écosystème congolais et les investisseurs internationaux.

ACP/UKB

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