Kinshasa, 29 juillet 2025 (ACP).- L’accompagnement en formation professionnelle, notamment en conseil des employés de restaurants, a été sollicité mardi, pour booster le tourisme en République démocratique du Congo (RDC) par une facilitatrice d’emploi, lors d’une formation sur « comment dresser une table » à Kinshasa, capitale du pays.
«Les employés et gérants de restaurants en République démocratique du Congo (RDC) ont besoin d’être accompagnés en formation ou en conseil pour améliorer leur prestation de service et contribuer à booster le tourisme dans le pays», a déclaré Linda Endundo, Facilitatrice d’emploi et directrice générale de Congo Business.
Elle a souligné que le problème d’éthique du travail est un autre défi majeur à relever.
«Le Congolais n’a pas la logique du monde du travail», a-t-elle expliqué, poursuivant que la maltraitance et la négligence dans les restaurants sont des facteurs qui donnent une mauvaise réputation à la RDC et freinent malheureusement aussi le tourisme dans le pays.
Pour elle, chaque formation devrait toucher à un aspect précis du service client et devrait également viser à améliorer la prestation de service dans les restaurants.
«Former des personnes, c’est élever le niveau d’éthique, d’engagement et d’efficacité des Congolais», a-t-elle insisté.
Rappelant le souci d’accompagner les responsables et les gérants des hôtels du pays dans le renforcement des capacités et l’accompagnement des employés des restaurants, Mme Endundo a cité le restaurant et centre d’événement « Le Jecolia » à Ngaliema, dans l’Ouest de Kinshasa, capitale du pays, qui, selon elle, est l’un des partenaires qui offre gracieusement l’endroit et son matériel pour de telles initiatives, «ce qui m’a permis aussi de former gratuitement les employés de restaurants».
Selon elle, les entrepreneurs congolais sont confrontés à plusieurs autres défis, notamment les embouteillages, les cartels de prix, les problèmes de qualité des denrées et la mauvaise formation du personnel, autant de facteurs qui entravent le développement de l’industrie hôtelière et du tourisme en RDC.
La facilitatrice d’emploi a, par ailleurs, lancé un appel aux sponsors pour l’aider à poursuivre son travail.
«Je commence à avoir des restaurants qui me demandent de sélectionner des stagiaires, vu que les formations sont associées à 30 jours de pratique», a-t-elle expliqué, espérant que son travail contribuera à améliorer l’image de la RDC et à attirer davantage de touristes.
ACP/ODM

