Kinshasa, 03 octobre 2026 (ACP).- Le secteur industriel congolais progresse désormais avec 1.226 unités industrielles, dont 1.014 opérationnelles sur l’ensemble du pays, a indiqué vendredi le ministre de l’Entrepreneuriat lors d’une descente dans les Zones économiques spéciales (Zes) de Maluku et de Kin-Malébo, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
« Depuis 2017, nous ne comptions plus que 525 entreprises industrielles opérationnelles. Aujourd’hui, on est à 1.226 unités industrielles, dont 1.014 opérationnelles sur l’ensemble du pays », a déclaré Justin Kalumba, ministre de l’Entrepreneuriat.
Pour lui, cette progression constitue le signe d’une reprise industrielle. « C’est pour ça que je place tout ça sous un seul titre : la +remontada+ industrielle dans notre pays. Pour ceux qui jouent au foot ou qui sont habitués à des compétitions, qui peuvent décrypter ces termes, nous étions dans un gouffre. Nous sommes en train de remonter », a-t-il expliqué.
M. Kalumba a relevé notamment le changement progressif du modèle de production, avec des opérateurs économiques autrefois tournés vers l’importation qui s’engagent désormais dans la fabrication locale.
« Ce que moi, j’ai vu ici, des gros importateurs patentés dans notre pays commencer à devenir des producteurs, et non des moindres. Les mêmes produits qu’ils importent, ils ont l’ambition de les produire ici sur place », a-t-il fait savoir.
Le ministre a insisté sur les effets attendus de cette dynamique sur les importations, les exportations et l’emploi.
« Cette articulation entre industrialisation et formation constitue l’un des axes de la mission. L’ambition est de rapprocher les formations professionnelles des besoins réels des entreprises installées dans les zones économiques spéciales », a-t-il dit.
Il a fait savoir que parmi les projets évoqués figure celui de l’assemblage de téléphones cellulaires. L’objectif est notamment de rapprocher les différentes étapes de la chaîne de valeur du marché congolais et de développer, parallèlement, les compétences locales.
« On va assembler ici sur place et, par conséquent, le coût de la téléphonie va baisser. Ça, ça s’appelle du social. Nous allons avoir des jeunes qui vont être formés ici même, dans nos zones économiques, selon les besoins des entreprises de chaque zone économique », a indiqué Justin Kalumba.
Pour lui, cette mobilisation traduit la nécessité d’une approche interministérielle pour accompagner les investissements industriels.
« C’est important d’avoir la synergie gouvernementale derrière ce genre de projets. On ne peut jamais les réussir avec les efforts d’un ministère ou d’un seul secteur. C’est impossible. Il faut fédérer », a-t-il conclu.ACP/Nt

