RDC : les travaux routiers, l’une des causes de la dégradation du réseau internet

Un câble à fibre optique


Kinshasa, 31 mai 2026 (ACP).–
Le manque de sensibilisation du public aux infrastructures de télécommunications ainsi que l’absence de coordination entre les acteurs concernés lors des travaux routiers ont été retenus  parmi les principales causes de la dégradation de la qualité de l’internet en République démocratique du Congo, a appris l’ACP dimanche, au cours d’un entretien.

« Les problèmes liés à la qualité du service internet sont principalement dus aux travaux routiers et au manque de connaissance des citoyens sur les infrastructures de télécommunications. Il est nécessaire de renforcer les actions de sensibilisation afin de préserver la qualité des services », a déclaré Dominique Mungimba, directeur des marchés des télécommunications à l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC)

Selon lui, de nombreuses perturbations du réseau résultent des coupures répétées des câbles à fibre optique lors des travaux de réhabilitation des routes. Ces incidents sont souvent causés par un manque de coordination entre les entreprises de construction et les opérateurs de télécommunication.

« Les opérateurs installent leurs câbles en souterrain. Or, lors des travaux routiers, certaines entreprises utilisent des engins de chantier sans tenir compte de la présence de ces infrastructures. Faute de coordination, les câbles sont régulièrement endommagés, obligeant les opérateurs à intervenir constamment pour les réparer », a-t-il expliqué.


L’évolution des technologies dans le secteur des télécommunications



M. Mungimba a également présenté l’évolution des technologies de télécommunication utilisées en RDC à travers les différentes générations de réseaux mobiles.

« Autrefois, les mêmes antennes servaient à plusieurs technologies : la deuxième, la troisième et la quatrième génération. La 2G permet essentiellement les appels téléphoniques et les SMS. La 3G offre, en plus de la voix et des SMS, un accès à internet à faible débit. La 4G permet une connexion beaucoup plus rapide, tandis que la 5G offre des performances encore supérieures », a-t-il précisé.

Il a souligné que la fibre optique constitue aujourd’hui l’une des principales technologies de transmission de données à très haut débit à travers le pays.

« Nous disposons d’un vaste réseau de transmission capable d’acheminer les informations à une vitesse proche de celle de la lumière. Toutefois, ces équipements ne sont pas fabriqués localement ; toutes les fibres optiques sont importées d’Europe », a-t-il indiqué.

Le directeur des marchés des télécommunications a également rappelé que la connectivité internet de la RDC repose sur des câbles sous-marins internationaux reliant plusieurs pays à travers les océans.

« Ces câbles traversent les océans et assurent l’interconnexion des différents pays. La RDC est connectée au réseau mondial via Muanda, sur la côte atlantique. Chaque pays adhère à un consortium afin d’accéder à cette connectivité », a-t-il expliqué.

Il a ajouté que les opérateurs de télécommunications acquièrent ensuite cette connectivité internationale pour la redistribuer aux abonnés à travers leurs réseaux respectifs.

Par ailleurs, le gouvernement congolais, à travers l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), s’efforce d’atténuer ces difficultés en imposant des mécanismes de contrôle plus rigoureux aux opérateurs.

Face à la dégradation des services, les consommateurs sont invités à effectuer quelques vérifications de base, notamment redémarrer leur modem, tester leur carte SIM sur un autre appareil ou consulter les plateformes de leurs fournisseurs de services afin d’identifier l’origine des problèmes de connexion et d’améliorer la stabilité de leur accès à internet.
ACP/

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