Kinshasa, 31 août 2026( ACP).- Les entreprises œuvrant dans le secteur de génie civil ont été informées des travaux envisagés d’aménagement et de bitumage sur la route nationale 2 ( tronçon rivière Lualaba-Penemwanga) long d’environ 175,7 Km, dans le nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’un atelier ouvert lundi à Kinshasa, capitale du pays.
« Dans le cadre de la préparation de la deuxième phase du Projet de développement des transports et de connectivité, (PDTC), il est prévu l’aménagement et le bitumage de la route nationale numéro 2, tronçon rivière Lualaba-Penemwanga, d’un linéaire d’environ 176 km afin de vous permettre de s’imprégner et de voir comment intervenir dans le processus de passation des marchés », a déclaré Victor Rutalira, coordonnateur adjoint de la Cellule Infrastructures de ce secteur.
Il a indiqué que cette réunion s’inscrit dans le cadre de la préparation du projet Pact 3 financé par la Banque mondiale. Il poursuit notamment l’amélioration de la connectivité, le renforcement de la résilience et de la durabilité des infrastructures, ainsi que le développement des opportunités économiques au bénéfice des populations.
Le coordonnateur adjoint a précisé que les travaux envisagés sont répartis en deux lots, à savoir : lot 1, Lualaba et Mwanza-Mesa, long de 91,350 km, et lot2 Mwanza-Mesa-Penemwanga long de 75,684 km.
M. Rutalira a fait savoir que la mobilisation précoce du marché constitue une occasion de dialogue entre le maître d’ouvrage, le bailleur qui la Banque mondiale, les experts techniques et les entreprises susceptibles de participer ultérieurement aux appels d’offres.
« Elle permet d’une part de présenter les travaux envisagés et les principales exigences des projets d’appel d’offres et d’autre part de recueillir l’appréciation des parties prenantes sur la capacité du marché à répondre à ces exigences ainsi que leurs observations et suggestions susceptibles d’améliorer la qualité des dossiers », a-t-il dit.
Il a rappelé qu’en 2025, les objectifs de la mobilisation précoce étaient d’informer les entreprises, de recueillir leurs observations et de favoriser une participation large, transparente et compétitive.
Tout en conservant ce même principe, le coordonnateur adjoint a martelé sur les contributions concrètes attendues des entreprises au cours de cette rencontre.
« Votre expérience dans la réalisation des projets routiers de cette envergure peuvent notamment nous éclairer sur les points relatifs aux caractéristiques techniques des ouvrages projetés, aux technologies, aux matériaux et techniques de construction susceptibles d’améliorer la qualité et la durabilité des infrastructures, les solutions permettant une meilleure optimisation des ressources et une maîtrise des coûts sur le cycle de vie des ouvrages », a-t-il expliqué.
A cet effet, M Rutalira a exhorté les participants à formuler des observations susceptibles d’une meilleure appréciation des réalités du marché.
« Notre objectif est de disposer de dossiers d’appel d’offres (DAO) qui permettent d’attirer des entreprises qualifiées, de favoriser une concurrence effective et d’obtenir, au terme du processus, un document fiable; de favoriser une concurrence des travaux de qualité, durables et réalisés dans les meilleures conditions possibles », a-t-il dit.
Le coordonnateur adjoint a, par ailleurs, remercié la Banque mondiale pour son accompagnement dans la préparation de cette nouvelle phase du projet.
Définir les changements des critères au niveau mondial
De son côté, Jean-Claude Azontack, représentant de la Banque mondiale a rappelé aux participants le changement des critères définis au niveau mondial sur la compensation de marché depuis 2023. Il s’agit des critères du coût (prix), de durabilité et de l’innovation.
M. Azontack a fait savoir que l’objectif de cette rencontre vise à recueillir les avis des entreprises afin de les préparer pour l’appel d’offres avenir.
« Il s’agit de recueillir vos commentaires, vos avis avant de finaliser le dossier d’appel d’offres qui sera publié. L’objectif vise à faire participer le maximum d’entreprises qualifiées », a insisté l’expert en passation des marchés Banque mondiale.
La RDC, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, poursuit ses efforts de développement et de modernisation des infrastructures de transport, en particulier de grands axes routiers structurels.
Le projet Pact, rappelle-t-on, a la vision de désenclaver la partie centre de la RDC de l’ouest en Reliant Mbuji-Mayi à Muanda dans le Kongo Central sur la nationale 1, en passant le Grand Bandundu et Kinshasa.
Il s’agit également de relier la partie soit Est en passant par les provinces de l’ancien Kivu et assurer la connectivité avec la grande orientale et le grand Katanga au Nord-est vers la Zambie.
La grande ambition du gouvernement Tshisekedi est d’assurer l’interconnexion entre les provinces de la RDC, en vue de l’éclosion de l’économie et la réduction de la pauvreté.
ACP/A E

