Kolwezi, 20 mars 2026 (ACP).- Un appel à l’engagement accru des femmes dans les secteurs de la gouvernance, de l’entrepreneuriat et de l’environnement a été lancé, jeudi, lors de la deuxième journée de la deuxième édition de la Semaine panafricaine organisée à Kolwezi, au Lualaba, dans Sud-est de la République démocratique du Congo), par l’OJNUA(Organisation des Jeunes pour les Nations Unies d’Afrique), a appris l’ACP vendredi des organisateurs.
«Les femmes doivent s’engager afin d’accélérer le développement de l’Afrique. Parler du leadership féminin aujourd’hui, ce n’est pas seulement parler des femmes, c’est parler de l’Afrique et de son avenir», a déclaré Mme Aline Makan’Ho Tshilombo, bourgmestre de la commune de Fungurume.
Elle a affirmé que les femmes africaines travaillent souvent dans l’ombre mais toujours avec courage, et jouent un rôle déterminant dans la transformation du continent.
En outre, l’intervenante a insisté sur la nécessité de garantir leur pleine participation à la prise de décision, estimant qu’«aucun pays ne peut atteindre son plein développement sans les femmes».
Évoquant la vision panafricaine, elle a rappelé que le développement du continent repose sur l’unité, la solidarité et la responsabilité collective, tout en saluant l’apport historique et actuel des femmes dans la construction de l’Afrique.
Plaidoyer pour l’implication des femmes dans les secteurs stratégiques
Un autre intervenant M. Arcel Ndandula, directeur provincial de l’assainissement du Lualaba, a appelé à une plus grande implication des femmes dans les secteurs techniques, notamment l’assainissement et la protection de l’environnement.
«La femme constitue une pièce maîtresse dans la lutte contre la pollution plastique», a-t-il soutenu, martelant sur son rôle central dans l’éducation familiale et les habitudes de consommation.
Selon lui, intégrer les femmes dans ce secteur permettrait d’accélérer les changements de comportements et de garantir un environnement plus sain, et leur participation selon lui, est essentielle pour atteindre les objectifs d’assainissement.
De son côté, le Dr Glody-Jordi Swana, secrétaire général national de l’OJNUA, a axé son intervention sur «la libération de la femme africaine, genèse du développement de l’Afrique».
Il a appelé les femmes à se former et à se réinventer afin de faire de la parité professionnelle une réalité.
«La femme doit reconquérir son identité et sortir des pesanteurs culturelles qui freinent son émancipation», a-t-il déclaré, plaidant pour une société fondée sur l’égalité et la complémentarité entre l’homme et la femme.
Il a également encouragé les femmes à valoriser leur potentiel à travers la formation et la persévérance, estimant que «le développement de l’Afrique ne peut être effectif sans une participation active des femmes». ACP/ODM

