Trois questions à Lazard Musoni, ingénieur en agro foresterie sur la culture des champignons

Kinshasa 29 mars 2026 (ACP).- Une formation sur la culture des champignons hors sol, a été organisée vendredi à Kinshasa, capitale de la  République démocratique du Congo (RDC), à l’initiative d’une Organisation non gouvernementale  (ONG) spécialisée, à l’intention des jeunes dont l’âge varie entre 18 et 35 ans,en vue de les outiller  à l’entrepreneuriat agricole. La formation vise à lutter contre le chômage, à valoriser les ressources locales et à contribuer à la sécurité alimentaire.

Pour plus d’éclaircissement, l’ACP s’est entretenu avec M. Lazard Musoni, ingénieur en agro vétérinaire et master en agro foresterie et gestion des ressources naturelles et renouvelables sur cette activité « innovante, durable et accessible ».

Ci-dessous l’intégralité de cette entrevue enrichissante.

ACP 1. Pourquoi l’ONG Action humanitaire Laurent Mbala Munongo (Achulam) a-t-elle choisi cette formation sur la myciculture (culture des champignons hors sol) pour les jeunes aujourd’hui?

Laurent Mbala : Cette organisation a choisi la formation sur la myciculture ou la production des champignons pour plusieurs raisons. La première en est que c’est une culture très rentable et à courte durée de germination.

Elle ne demande pas assez d’espace,  ni beaucoup de moyens. Avec  peu de moyens, vous pouvez produire des champignons. Vu leur importance dans la vie et la santé des humains, cette culture est vivement recommandée dans des ménages. « Malheureusement », il y a trop peu de producteurs de ce genre des champignons.

Il y a carence des champignons sur les marchés. Même dans les supers marchés, il est parfois difficile de trouver des champignons. Mais s’il y a plusieurs producteurs, il y aura assez de champignons sur le marché et son coût va baisser.

De deux, les jeunes finissent les études et ils n’ont pas d’ emploi. Mais avec cette formation, ils peuvent se lancer dans l’entreprenariat avec la culture des champignons. Juste avec peu de moyens, ils peuvent produire des champignons dans deux mois, et  peuvent vendre puis avoir de revenus familiaux pour faire d’autres affaires.

ACP 2. Quelle différence entre la culture classique et la culture hors sol ?
Laurent Mbala : Nous parlons de la culture hors sol, parce que naturellement, les champignons se produisent dans la forêt sur les arbres. Mais nous avons préféré leur apprendre des techniques de production des champignons sur le substrat. Le substrat est le milieu de culture pour le développement des champignons qui n’est pas le sol mais dans des petites pâlottes de sachets.

La culture des champignons hors sol est une pratique innovante qui a plusieurs avantages. Elle valorise les déchets agricoles. Elle ne demande pas beaucoup d’espaces, et elle est à courte durée par rapport à son cycle végétatif. Dans un ou deux mois, vous avez les champignons chez vous.

ACP 3. Qu’est-ce que vous attendez de ces jeunes à l’issue de leur  formation en myciculture ?

Laurent Mbala : Que les jeunes ne s’attendent pas toujours à aller chercher de l’emploi dans les sociétés ou dans les entreprises. Ils peuvent apprendre via cette formation sur la culture des champignons, la prendre à cœur et la mettre en pratique. Et à courte durée, s’en sortir et avoir des moyens dont ils ont besoin pour assouvir leurs besoins.

ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet