Kisangani, 07 mars 2026 (ACP).- L’évolution de la mise en œuvre de la première phase et perspective de la deuxième phase des travaux du Programme d’appui à la mise en valeur durable des zones et forêts dégradées de la Tshopo et du Kwilu (PSFD) ont été présentées, vendredi à Kisangani, (chef-lieu de la Tshopo, Nord-est de la République démocratique du Congo), au gouverneur intérimaire de la province.
« Nous sommes venus rendre compte de l’évolution du projet PSFD dans la Tshopo, notamment des activités menées, des difficultés rencontrées ainsi que des résultats obtenus dans la première phase qui s’achève d’ici peu. Cette rencontre nous a également permis de présenter les perspectives de la deuxième phase du projet, prévue de juin 2026 à 2028 avec une enveloppe additionnelle de 8 millions de dollars », a déclaré Willy Makiadi, coordonnateur national du PSFD.
Il a précisé que le projet a atteint plus de 90% de ses objectifs dans la province de la Tshopo, avec plus de 3 200 hectares déjà transplantés sur les 4 000 prévus. Il a annoncé la mise en place du paiement direct des paysans via la banque, ainsi que la finalisation du processus de vérification des exigences environnementales et sociales des sous-projets financés.
« Les résultats du projet ont été atteints à près de 90 %, ce qui reste rare pour un programme de cette envergure. Au regard de son montage institutionnel et des performances enregistrées, le PSFD figure aujourd’hui parmi les rares projets du ministère de l’Agriculture à afficher de tels résultats, faisant de lui un projet modèle reconnu tant au niveau national que provincial », a-t-il exprimé.
Selon lui, la deuxième phase du projet prévoit l’extension des plantations pour atteindre environ 12 000 hectares, soit près de 4 500 hectares supplémentaires par rapport à la première phase.
«Elle s’appuiera sur la reconduction de quatre alliances productives jugées performantes et sur le développement de filières telles que le palmier à huile, le cacao, le café et l’arbre à chenilles, tout en lançant un appel à manifestation d’intérêt pour de nouveaux projets.», a-t-il indiqué.
M. Makiadi a également signalé certaines difficultés, notamment un projet d’innovation qui n’a pas atteint les résultats attendus et une alliance productive confrontée à des problèmes de gestion avec un opérateur économique, tout en précisant que des mécanismes sont prévus pour récupérer les fonds mal utilisés.
Le gouverneur intérimaire, Didier Lomoyo s’est montré très réceptif aux échanges et a promis un soutien total ainsi qu’une forte implication de la province dans la mise en œuvre de la phase 2 du projet et dans la résolution des difficultés signalées.
ACP/UKB

