Kisangani, 29 janv. 2026(ACP).- La Société nationale d’électricité (Snel) a annoncé jeudi l’arrêt impératif du groupe n°1 de la centrale hydroélectrique de la Tshopo (Nord-Est de la République démocratique du Congo), mardi 3 février 2026, afin de localiser et éliminer des fuites d’eau jugées dangereuses, observées dans la chambre annulaire de l’aspirateur, selon un communiqué parvenu à l’ACP.
« Depuis la remise en exploitation du groupe n°1, le 19 janvier 2026, après plus de 15.000 heures de marche, nos équipes ont constaté une perte de résistance du matériau constituant le manteau de la roue-turbine, marquée par l’apparition de microfissures à l’origine des fuites d’eau. Ainsi, pourvue l’ampleur croissant des fuîtes observées, un arrêt impératif du groupe n°1 est programmé ce mardi 3 février 2026 dès 7h00 », a-t-on lu.
Selon les services de production de la Snel, les premières observations ont révélé une dégradation progressive de certains composants essentiels, nécessitant une intervention immédiate pour préserver la sécurité des installations.
Les responsables techniques ont estimé que la poursuite de l’exploitation dans ces conditions pourrait exposer aussi bien le personnel que les installations à des risques majeurs, justifiant ainsi l’arrêt programmé.
La division de la production et transport Nord-Est a précisé que ces fuites sont directement liées aux contraintes mécaniques subies par la turbine lors des opérations de réparation antérieures.
La société a précisé que durant la période des travaux, la production électrique de la centrale sera réduite, avec un seul groupe en fonctionnement d’une charge garantie de 6 mégawatts, corollaire à des délestages drastiques.
Sauf imprévus, a indiqué la source, la remise en exploitation du groupe n°1 est prévue au plus tard le 5 février 2026 après sécurisation complète des installations. ACP/

