Kinshasa, 05 janvier 2026 (ACP).-La Chine et la République démocratique du Congo (RDC) se sont engagées à faire de la formation professionnelle un levier d’accès à l’emploi, lors du lancement de la Conférence Sino-Congolaise sur la Formation Professionnelle et Technique lundi 22 décembre passé, au Centre Culturel et Artistique des Pays d’Afrique Centrale (CCAPAC) à Kinshasa, capitale de la RDC.
Cette conférence, à laquelle a pris part plus de mille participants à majorité jeunes, a visé principalement le renforcement des partenariats durables et des approches innovantes dans la formation des jeunes talents congolais, en les orientant vers des compétences recherchées sur le marché du travail. Il a été aussi une occasion de raffermir les relations entre les deux pays.
« Il s’agissait là d’une conférence tournée vers l’action», a déclaré Marc Ekila, Ministre congolais en charge de la Formation professionnelle lors de son intervention, ajoutant que la Chine a fait des choix stratégiques forts : investir massivement dans la formation, la discipline du travail, la technologie et l’industrialisation.
Et à l’Ambassadeur de la Chine en RDC, Zhao Bin a renchéri, « Notre objectif est de partir des besoins locaux, de mettre en place une plateforme pour l’amélioration des compétences des jeunes et aider la RDC à former ses propres talents afin de renforcer la capacité de développement national».
Dans le secteur des infrastructures, la Chine continue à mieux répondre aux besoins pratiques de projets structurants tels que les routes, les ponts et les réseaux électriques, en dispensant des formations spécialisées dans l’utilisation des engins de chantier, le contrôle de la qualité des travaux d’ingénierie et l’exploitation et la maintenance des réseaux électriques, permettant au personnel local de maîtriser de manière systématique les technologies clés en la matière.
Dans le secteur de la valorisation des ressources, elle se concentre sur les industries locales compétitives telles que l’exploitation minière, en dispensant des formations spécialisées sur les normes de sécurité de la production, les techniques d’exploration des ressources naturelles et la protection de l’environnement pour créer un cercle vertueux du développement de la filière.
Dans le secteur du bien-être social, une série de formations sur mesure dans les domaines de l’agriculture, de la santé et des technologies de l’information, qui sont étroitement liés à la vie de la population sont dispensées, permettant d’améliorer efficacement l’employabilité et la qualité de vie des Congolais.
Parallèlement aux séances de formation tenues au Centre culturel et artistique, des experts chinois organisent des activités de promotion de techniques agricoles à la base de N’sele, une commune de l’Est de Kinshasa, capitale du pays.
La SICOMINES présente les opportunités d’emplois aux participants
Présente à ces assises, la Sino-Congolaise des Mines (SICOMINES), un autre fruit de la coopération Chine-RDC, qui finance des projets infrastructures en RDC a présenté ses réalisations ainsi que les opportunités d’emplois aux participants.

La joint-venture minière a fait savoir que chaque année, 100 employés étoilés congolais sont sélectionnés, 4 000 personnes sont formées et 2 000 bénéficiaires reçoivent de l’aide et qu’au moins 7 000 emplois locaux sont créés. La société mobilise aussi annuellement au moins un million de dollars américains de ses propres fonds pour soutenir les projets sociaux locaux.
Aussi, le projet SICOMINES a créé 7832 emplois locaux, dont 2829 employés travaillent à SICOMINES S.A., et 5003 employés travaillent dans les entreprises sous-traitantes. Et 2147 talents professionnels miniers au total ont été formés, comprenant les laborantins, électriciens, ouvriers d’instruments, mécaniciens, opérateurs de la concentration, opérateurs de la métallurgie, operateurs du grillage, arpenteurs, caristes, grutiers, briquetiers.
Grace à l’appui de cette entreprise minière basée à Kolwezi, au secteur de la formation professionnelle, le pays peut espérer bénéficier d’une coopération entre école et entreprise, et permettre aux jeunes d’acquérir une expertise de qualité pouvant contribuer à promouvoir leur entrepreneuriat.
Tous ces résultats prouvent que non seulement la coopération pratique, Chine-RDC, reste au bon fixe mais démontrent également que le pays de Lumumba reste la première destination des investissements chinois en Afrique.
ACP/C.L.

