Kinshasa, 1er juillet 2026 (ACP). – L’indépendance technologique, consistant à former des ingénieurs et bâtisseurs capables de transformer les minerais locaux, a été présentée, mercredi, par un peintre congolais, sur sa page sociale comme l’autre indépendance à conquérir, en marge de la célébration des 66 ans d’accession de la République démocratique du Congo à la souveraineté nationale. « La mission de notre génération est claire : conquérir la deuxième indépendance, l’indépendance économique, scientifique, technologique et mentale », a écrit Meschack Kadima, mieux connu sous le pseudonyme de M.Kadima.
Dans son argumentaire, il a reconnu que le 30 juin 1960 a marqué une victoire politique majeure.
« Patrice Lumumba et sa génération ont légué la première indépendance grâce à leur courage, leur intelligence, leur unité et leur sacrifice », a-t-il indiqué.
Il a estimé que « une étape a été franchie, mais au regard des défis actuels, d’autres étapes restent encore ».
M. Kadima a appelé à dépasser le cadre des commémorations symboliques, précisant que la RDC dispose d’atouts géologiques uniques.
« Des minerais stratégiques et des terres rares indispensables aux batteries, à l’intelligence artificielle et à la robotique », a-t-il précisé.
Poursuivant, il a souligné le défi à relever : « Transformer ces ressources sur place », avant de donner un sens à l’indépendance technologique : « la capacité d’un pays à concevoir, produire et breveter ses propres solutions. Et non se limiter à l’exportation des matières premières ».
Pour y parvenir, il a misé sur l’éducation et la recherche.
« Bâtir cette deuxième indépendance a exigé des écoles et universités qui forment des ingénieurs, des chercheurs et des industriels capables de répondre aux besoins du 21e siècle », a-t-il souligné.
Prenant l’exemple de plusieurs pays émergents, M. Kadima a conclu que « la valorisation des talents locaux et l’adaptation du système d’enseignement ont constitué des conditions clés pour changer de trajectoire ».
Au-delà de la date anniversaire, le 30 juin est devenue pour lui une journée de réflexion.
Meschack Kadima a conclu en lançant une invitation à la génération actuelle à porter la mission de bâtir une nation forte, non seulement par ses ressources, mais surtout par l’intelligence de ses filles et de ses fils. ACP/ S.T./LZN

