Kinshasa, 31 juillet 2026 (ACP)-. Les lauréats de l’Académie des beaux-arts, ont été invités à exercer leurs talents avec rigueur et intégrité, lors de la cérémonie officielle de collation des grades académiques 2025-2026, à Kinshasa, en République démocratique du Congo(RDC).
«Nous vous invitons ainsi à exercer vos talents avec humilité, avec rigueur et avec intégrité. Nous vous exhortons de ne pas uniquement poursuivre le succès. Recherchez avant tout l’excellence. Ne cherchez pas seulement à produire des œuvres; cherchez à produire du sens. Car une œuvre véritable ne vaut pas seulement par ce qu’elle montre, mais par ce qu’elle révèle», a déclaré Henri Kalama Akulez, directeur général de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa
«Dans un monde marqué par les mutations technologiques, les bouleversements culturels, les crises identitaires et les défis environnementaux, l’art n’est pas un luxe. Il est une nécessité. Les artistes sont les premiers interprètes de leur époque. Ils donnent une forme visible aux aspirations invisibles des peuples. Ils transforment les douleurs en espérance, les mémoires en patrimoine et les rêves en projets de société», a-t-il ajouté.
Selon Henri Kalama, la République démocratique du Congo a besoin de créateurs capables de raconter notre histoire du pays autrement.
«Le Congo a besoin de ses artistes. Il a besoin de créateurs capables de raconter notre histoire autrement, d’inventer nos futurs et de faire rayonner notre patrimoine culturel dans le concert des nations. En effet, c’est dans cette logique que nous cherchons de vous former, en essayant de bâtir une « Académie sans académisme » qui, à la fois, s’inscrit dans l’esprit de Pères fondateurs de notre Alma mater et s’ouvre aux évolutions technologiques et artistiques pour être en adéquation avec notre temps», a-t-il renchéri.
L’art considéré comme un levier de développement économique, de diplomatie culturelle, et de cohésion sociale

Par ailleurs, dans son mot de fin d’année, le directeur général de l’Académie des beaux-arts, professeur Henri Kalama, a considéré l’art comme un levier de développement économique, de diplomatie culturelle, et de cohésion sociale.
«Car, l’avenir des écoles d’art se construira dans l’interdisciplinarité, dans la recherche, dans l’innovation et dans la capacité à répondre aux grands enjeux contemporains. Nous pensons que l’art ne doit plus être considéré comme un simple secteur culturel; il constitue un levier de développement économique, de diplomatie culturelle, de cohésion sociale et de transformation des territoires», a souligné Monsieur Kalama
«Au regard de ce qui précède, à travers cette cérémonie, nous voulons également réaffirmer notre ambition. L’Académie des Beaux-Arts n’entend pas seulement former des professionnels des arts; elle aspire à devenir un véritable laboratoire de la pensée créatrice, un espace où dialoguent les disciplines scientifiques, les cultures, les technologies et les imaginaires», a-t-il martelé.
D’après lui, plusieurs programmes seront mis en place dès l’année 2026-2027, pour compléter le cursus de licence selon les impératifs pédagogiques du système
LMD.
«C’est dans cette optique que s’inscrivent nos différents programmes de Masters qui seront opérationnels déjà à l’ouverture de l’année 2026-2027 pour compléter le cursus de licence selon les impératifs pédagogiques du système LMD : +enseigner autrement+, +évaluer autrement+ et +gérer autrement+ avec pour finalité de privilégier l’approche par compétence», a-t-il renchéri.
Cependant, l’année académique 2025-2026, a été marquée par le renforcement d’ouverture internationale, développer de nouveaux partenariats, amélioration progressive des infrastructures, poursuite de la réforme des programmes dans le cadre du système LMD, l’accompagnement des jeunes dans leur processus de création pour consolider la place de l’Académie de Beaux-Arts de Kinshasa comme référence nationale et continentale dans la formation artistique.
ACP/N M

