Kinshasa, 6 septembre 2026 (ACP).- Un colloque international sur la violence dans la création littéraire en République démocratique du Congo congolaise, a été organisé du 1er au 4 septembre à l’université Humboldt de Berlin en Allemagne, a confirmé un écrivain congolais joint au téléphone dimanche depuis Berlin par l’ACP.
« Cette rencontre scientifique, organisée par le département d’études africaines de l’Université Humboldt, a réuni des chercheurs venus du monde entier, notamment des professeurs des universités du Canada, d’Italie, de France et de la RDC, dont Kasereka Kavwahirehi, Olga Hel-Bongo, Amouri, Silvia Riva et Xavier Garnier, pour disséquer les représentations de la violence, du traumatisme et des mécanismes de résilience dans la création littéraire congolaise », a déclaré Richard Ali A Mutu, auteur congolais.
Il a fait savoir que ce forum, tenu autour du thème « Violence dans les littératures congolaises : disséquer et guérir » sous la direction des professeures Susanne Gehrmann et Marie Guthmuller, a connu la participation, à côté des chercheurs, des écrivains Jean Bofane, Joëlle Sambi, Fiston Mwanza Mujila, Nadège Kusanika et du professeur Charles Djungu Simba.
« J’ai animé la table ronde consacrée à la problématique de l’édition en RDC, avec le Professeur Charles Djungu-Simba des Éditions du Pangolin, Claire Riffard des Éditions Nzoi et Carl Kalire des Éditions CalurÉ de Lubumbashi. Nous avons échangé sur l’historique, les blocages structurels et les pistes de guérison de la chaîne du livre », a-t-il indiqué.
« Une séance intitulée Rencontre-Lecture avec Richard Ali, modérée par la Professeure Susanne Gehrmann, a été consacrée à mon œuvre devant un public berlinois composé de chercheurs, d’étudiants et de passionnés de lettres, avec une lecture croisée de mes romans Ebamba, Kinshasa-Makambo », a-t-il développé.
Au sortir de ces assises, M. Richard a estimé que cette rencontre a permis de croiser les regards critiques sur la littérature congolaise comme lieu de mémoire, de témoignage et de résilience face aux violences.
Pendant quatre jours, soit du 1er au 4 septembre, la littérature congolaise a été sous le coup des projecteurs du monde littéraire à Berlin. « Après avoir modéré la séance sur « l’édition en RDC », nous avons été au cœur des échanges sur notre parcours individuel, nos publications et notre activisme littéraire. Sous la modération de la Prof Susanne Gehrmann, nous avons lu quelques extraits de « Et les portes sont des bouches », avons abordé la thématique du Colloque, ainsi que les thèmes connexes : l’écriture en lingala, l’édition, le lectorat, les Chinois, la scène littéraire congolaise, etc », a signifié Ali.
ACP/ ST

