Brazzaville : l’histoire de l’album Pleins Feux de Wenge 4×4 évoquée lors d’une conférence

Kinshasa, 05 novembre 2026 (ACP). – L’histoire de l’album Pleins Feux enregistré dans les années 90 par Wenge Musica 4×4 de la République démocratique du Congo, a été soulevée dans une conférence sur la rumba organisée à Brazzaville sur la préservation du patrimoine musical, a appris l’ACP jeudi de source culturelle.

« Initialement enregistré au studio IAD sous la direction d’Alfred Nzimbi, Pleins Feux a connu des difficultés techniques qui ont conduit à sa réfection. L’album a alors été réenregistré à Bruxelles, cette fois arrangé et supervisé par Alain Makaba », a déclaré Eddy Ngombé Mwèné, administrateur des éditions Tamaris, animateur principal de cette activité.

Revenant sur les circonstances de sa sortie, il a souligné que l’album produit par Tamaris était programmé pour 1993.

« Il a été victime d’un piratage qui a précipité sa diffusion sur le marché, sans le consentement de Tamaris ni du groupe Wenge Musica. Nous avons tenté de rattraper la situation, mais le succès n’a pas été au rendez-vous », a-t-il rappelé.

Pourtant, a fait observer l’administrateur de Tamaris, Pleins Feux reste un véritable trésor artistique avec des titres phares devenus cultes, à l’instar de “Djino” et “Tcha Tcho Mbala” signés Werrason, “Ave Maria’’ de Blaise Bula, “Nazareth” et “Kin é Bougé (bis)”, “Le monde est méchant” de JB Mpiana, “Fisol (2)’’ d’Alain Makaba et “Dadi Bitodi” de Mandudila.

Au-delà de l’aspect discographique, Eddy Ngombé Mwèné a tenu à souligner son attachement à cette aventure musicale et aux artistes qui l’ont portée.

« En tant que témoin privilégié de l’influence de Wenge sur les nouvelles générations, j’ai également eu le privilège d’apporter ma modeste contribution à cet opus en qualité de producteur exécutif. Mes liens fraternels tissés avec plusieurs membres du groupe se prolongent encore aujourd’hui et perpétuent cette belle histoire commune », a-t-il témoigné.

« En définitive, Pleins Feux demeure un album au destin contrarié, une œuvre de qualité qui méritait assurément une meilleure reconnaissance auprès du grand public et de la postérité », a conclu Eddy Ngombé Mwėné.

Cette conférence, a-t-on appris de même source, a été organisée mercredi en prélude à la célébration de l’inscription de la rumba congolaise, intervenue le 14 décembre 2021, au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco, et a visé à valoriser et à transmettre aux jeunes générations l’histoire et les œuvres ayant marqué l’évolution de cette musique emblématique des deux Congo.

ACP/ STJ (SP)

Fil d'actualités

Sur le même sujet