Kinshasa, 24 septembre 2026 (ACP). – Les productions cinématographiques réalisées dans les langues locales ont été considérées jeudi, lors d’un panel à Kinshasa, comme un atout pour le rayonnement international du cinéma de la République démocratique du Congo, par un réalisateur des films, rejetant l’idée selon laquelle, celles-ci peuvent constituer un frein.
« Nous sommes fiers de nos langues, de notre culture, de nos valeurs et de notre histoire. C’est précisément cette identité qui nourrit notre originalité et notre capacité à inspirer qu’il faut faire valoir sur le plan international », a déclaré Tshoper Kabambi.
Selon le réalisateur, le choix de raconter les histoires congolaises dans les langues locales ne constitue nullement une limite à leur diffusion au-delà des frontières nationales.
Il a estimé qu’une œuvre cinématographique peut voyager tout en conservant son identité culturelle et linguistique.
« Une œuvre n’a pas besoin de renoncer à son identité pour voyager : lorsqu’elle est forte, elle traverse les frontières avec ce qu’elle a de plus authentique », a-t-il soutenu.
M. Kabambi a, par ailleurs, rappelé que la RD Congo figure parmi les principaux pays francophones en nombre d’habitants, tout en soulignant la nécessité pour les créateurs congolais de valoriser leurs propres langues dans leurs productions.
L’authenticité culturelle, pour le réalisateur, constitue ainsi une source d’originalité susceptible de renforcer la capacité des œuvres congolaises à toucher des publics diversifiés.
Abordant la situation de l’industrie audiovisuelle congolaise, il a relevé que celle-ci se développe encore largement grâce à l’engagement de producteurs indépendants, malgré l’insuffisance des moyens financiers et des structures dédiées au secteur.
Tshoper Kabambi a appelé à considérer les langues locales et les réalités culturelles congolaises non comme des obstacles, mais comme des éléments susceptibles de contribuer à la singularité et à la visibilité du cinéma national sur la scène internationale. ACP/Ka

