Kinshasa, 24 mai 2026 (ACP).- Le cinéma a été présenté comme un espace de rencontre interculturelle, par l’ambassadeur de France en République démocratique du Congo (RDC), samedi lors de la cérémonie d’ouverture de la 10ème édition du ‘‘Festival du Film Européen’’, à l’Institut français de Kinshasa.
« C’est avec un plaisir tout particulier que je me tiens ici ce soir à vos côtés pour l’ouverture de la 10ème édition du Festival du Film Européen en RDC. Lorsque ce festival a été lancé, il portait une ambition simple mais exigeante : faire du cinéma un espace de rencontre entre les cultures européennes, africaines (…) », a déclaré Rémi Maréchaux, Ambassadeur français.
Selon le diplomate, ce rendez-vous culturel permet surtout aux jeunes, de découvrir des récits d’une humanité plurielle tout en donnant une visibilité croissante aux créateurs congolais et africains.
« Dix ans plus tard, cette ambition est devenue une réalité tangible. Le Festival du Film Européen n’est désormais plus seulement un rendez-vous cinématographique, il constitue désormais un véritable espace de circulation des œuvres, des idées et des sociétés », a-t-il expliqué.
Mettant en avant la vitalité culturelle congolaise, l’ambassadeur de France en RDC, a dans son allocution salué le travail de l’Institut Français de la RDC, du réseau Eunic (réseau mondial des instituts culturels nationaux de l’Union européenne), de la délégation de l’Union européenne et des partenaires culturels congolais.
« Je souhaite également rendre hommage aux opérateurs culturels congolais. Leur engagement est décisif et il démontre, si besoin en était encore, l’extraordinaire vitalité culturelle de la RDC », a-t-il dit, avant de marteler le rôle du cinéma dans un contexte mondial marqué par les tensions et les divisions, en le présentant comme un outil de compréhension mutuelle et d’empathie.
« La France croit profondément à cette diplomatie culturelle fondée sur l’échange, la coopération et la reconnaissance réciproque des imaginaires. Nous croyons en une relation culturelle avec la RDC qui ne soit jamais descendante ni prescriptive, mais construite dans un dialogue et la co-création dans l’écoute du talent congolais », a laissé entendre le diplomate français.
Appel au soutien des jeunes artistes pour des formations en cinéma
Dans cette même lancée, un appel au soutien de jeunes artistes talentueux congolais, pour des formations dans le domaine du septième art.

« Il est important d’accompagner les jeunes talents congolais à travers des formations notamment sur le documentaire, l’animation, la lumière ainsi que la production de films indépendants », a glissé Fabrice Basile, chargé d’affaires de l’Union européenne en RDC.
M. Basile a également fait remarquer que l’Union européenne soutient cette initiative culturelle en raison de son engagement en faveur du dialogue entre les peuples et de l’encadrement de la jeunesse congolaise à travers la culture.
« Le cinéma constitue un moyen de raconter des histoires, de transmettre des émotions et de rapprocher les peuples, tout en favorisant les échanges culturels entre l’Europe, la RDC et l’Afrique », a-t-il explicité, précisant que le concours des « films de poche » est consacré cette année au thème « Révolution », afin d’encourager la création de courts-métrages réalisés à l’aide de smartphones.
Par ailleurs, cette cérémonie d’ouverture a été accompagnée par la projection du film intitulé « L’Ours dans le Jura », du réalisateur Franck Dubosc, humoriste et acteur de cinéma français. Cette œuvre, d’une durée d’une heure cinquante-trois minutes, de genre comédie, a mis en lumière l’histoire d’un couple en difficultés financières :
« Dans un village du Jura, Michel et Cathy, un couple de producteurs de sapins en difficulté financière, découvrent par hasard plus de deux millions d’euros après un accident de voiture impliquant des trafiquants de drogue (…) ».
Pour cette période de célébration des dix ans du Festival du Film Européen en RDC, plusieurs centres culturels sont mobilisés à Kinshasa pour différentes projections de nouveaux films, notamment Tongo Elamu, Mokili na Poche, Ndaku ya La Vie est Belle, Losa Maison des Arts et d’autres encore.
Prévu du 23 mai au 6 juin, ce festival propose 23 films, des projections gratuites, des ateliers, des masterclass ainsi que des rencontres à Kinshasa et dans plusieurs villes du pays, dans le but de rendre la culture accessible au plus grand nombre.
ACP/

