Géométrie sacrée et scarifications comme expressions d’un langage universel en Afrique

Kinshasa, 30 avril 2026 (ACP).- La géométrie sacrée et les scarifications africaines (incisions superficielles faites à la peau) ont été perçues comme les expressions d’un langage universel reliant l’homme à la structure de l’Univers, selon un document consulté jeudi par l’ACP.

« La géométrie sacrée et les scarifications africaines sont les expressions d’un langage universel reliant l’homme à la structure de l’Univers. Tout commence par ce que la science moderne nomme le Nombre d’Or, souvent désigné comme la Divine Proportion. Cette proportion constitue le langage propre de l’Univers, son alphabet silencieux et omniprésent, traversant les structures du cosmos comme celles du vivant, de l’organisation de la matière jusqu’à l’ADN, où s’exprime une logique d’harmonie fondamentale », a-t-on lu.

Selon la source, le Nombre d’Or (Phi 1,618…) est présenté comme une matrice universelle reliant les structures de l’Univers à celles du vivant, dans une logique d’harmonie fondamentale.

« L’art africain constitue une transcription du langage même de l’Univers, où la beauté n’est pas décorative mais porteuse de sens, de structure et d’une organisation du monde qui se lit dans les formes, les rythmes et les motifs », a précisé le document.

A en croire la même source, les textiles traditionnels et les systèmes décoratifs sont aussi des expressions codées d’une cosmologie visuelle.

« Les motifs ne sont pas de simples ornements esthétiques, mais de véritables cosmologies visuelles, organisées selon une grammaire symbolique où chaque forme géométrique exprime une dimension du réel, du social et du spirituel, comme le cercle qui renvoie au cycle de la vie et la spirale au voyage initiatique de l’âme », a-t-on indiqué.

« Les scarifications sont des morphèmes cutanés, un discours muet mais éloquent, qui inscrit sur la peau l’identité sociale, culturelle et spirituelle de l’individu, tout en retraçant son parcours de vie comme un véritable passeport visuel », a, par ailleurs, décrit le document, indiquant que la continuité entre motifs corporels et textiles est mise en avant comme un même système symbolique global.

« Les spirales, les chevrons et les motifs ramifiés se retrouvent sur la peau comme sur les étoffes, traduisant un langage visuel cohérent où s’articulent esthétique, identité et cosmologie dans une même lecture symbolique du monde », a-t-on conclu.

ACP/C.L.

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