Haut-Katanga : présentation de la pièce de théâtre « Bintou, tête de gang », prévue samedi

Lubumbashi, 22 octobre 2026 (ACP).– La présentation de la pièce de théâtre adaptée et mise en scène  » Bintou, tête de gang, Amazone de cité « , est prévue le 31 octobre, à l’Institut français de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, en République démocratique du Congo, a appris l’ACP de l’artiste. 

 « Cette œuvre du dramaturge ivoirien kiffe kwahulé, met en lumière les réalités auxquelles sont confrontées la jeunesse dans les grandes villes africaines notamment à Lubumbashi, marquée par de profonds contrastes sociaux et économiques », a déclaré  Jules Mbuya, metteur en scène de ladite pièce et l’artiste de la compagnie classe des arts et spectacle. 

« Ce spectacle abordera des problématiques telles que le chômage endémique, l’affaiblissement de l’autorité parentale, la démission progressive de l’État et l’essor de réseaux informels ou violents de survie, à l’image des gangs urbains », a-t-il renchéri. 

Il a, par ailleurs  fait savoir que l’histoire mettra en scène Bintou, une adolescente de treize ans qui dirige une bande composée d’une douzaine de garçons en quête d’une autonomie totale. La jeune cheffe de gang incarne une génération revendiquant le droit de conduire seule son destin, convaincue de pouvoir s’affranchir de toute limite et de toute autorité. 

Le metteur en scène a souligné que, à travers ce personnage, la pièce explorera les conséquences de la précarité et de la perte des repères traditionnelles, poussant certains jeunes à rejeter l’encadrement familial pour adopter les codes de la rue. Cette production artistique ne se veut pas une simple divergence mais constitue également un outil de sensibilisation et de médiation sociale. 

« Ce spectacle est un cri d’alerte qui vise à favoriser un dialogue intergénérationnel  entre  les jeunes et les parents autour de questions essentielles  notamment la responsabilité parentale, le respect des droits de l’enfant, ainsi que la reconnaissance de la dignité et de  la voix des jeunes filles congolaise », a-t-il conclu.  ACP/Pr

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