Kinshasa, 19 avril 2026 (ACP).- L’apport du bassiste congolais Emmanuel Kamba, alias Shaba Kahamba, à l’histoire musicale de la République démocratique du Congo (RDC) a été salué samedi, par le guitariste Dino Vangu, dix ans après sa disparition, notamment pour ses prestations à l’orchestre Afrisa International, a constaté l’ACP.
« En hommage à notre ami, frère et collègue Shaba Kahamba Uzalu, décédé le 18 avril 2016, la famille musicale Afrisa International, au nom de ses musiciens qui ne l’ont jamais oublié depuis dix ans, lui témoigne amour et gratitude pour son apport à l’œuvre Afrisa de son vivant », a écrit Dino Vangu sur Facebook.
Bien avant cette expression d’hommage de Dino Vangu, plusieurs chercheurs en musique des deux rives du fleuve Congo, avaient aussi immortalisé l’illustre disparu par de vagues d’hommages.
Selon une déclaration faite à l’ACP par Eddy Ngombé Mwėné, opérateur culturel brazzavillois, Shaba Kahamba, surnommé le « chanteur-bassiste » au sein d’Afrisa International, a marqué la musique congolaise par son style de jeu unique.
« Il a laissé après lui des chefs-d’œuvre immortels dans la musique congolaise, au sein de plusieurs orchestres, notamment Bella Bella des frères Soki : Soki Vangu (Émile) et Soki Dianzenza (Maxime) ».
Shaba Kahamba a fait ses débuts enfant à la batterie au sein de ‘‘Crédit Jazz’’ avant d’opter pour la basse.
Son parcours l’a mené de Vainqueur Jazz à Tampala, en passant par Les Ndombe. C’est avec Bella Bella qu’il a accédé à la notoriété grâce à « Pambindoni » et « Ndele okozonga ».
Après une courte expérience à l’OK Jazz, il a intégré l’Afrisa International de Tabu Ley. Il a ensuite entamé une carrière solo avec « Bitumba » avant de s’établir aux Pays-Bas.
ACP /C.L.

