Kinshasa, 7 avril 2026 (ACP).- La quête de la connaissance et le partage des vertus sur lesquelles Anicet Mobe Fansiama, éminent érudit, décédé le 4 avril 2017 à Villejuif, en France, fondait l’espoir d’un Congo nouveau, ont été à la base d’un hommage lui rendu par la diaspora congolaise au cours d’un forum suivi mardi par l’ACP depuis Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
«La quête de la connaissance et le partage, des vertus sur lesquelles l’intellectuel congolais Anicet Mobe Fansiama fondait l’espoir d’un Congo nouveau. Il a laissé des œuvres immenses, il a publié dans tous les grands journaux de l’espace francophone : Le Monde, Le Monde Diplomatique, Le Soir, La Croix, RFI,la Libre Belgique, Le Point, l’Express, Nouvelle Afrique-Asie etc…et des chaînes de télévision TV-5 monde et France 24», a déclaré jean Claude mass mombong, un chroniqueur culturel.
«Anicet Mobe dont l’érudition semblait inépuisable, surplombait intellectuellement son époque. J’étais frappé par son exceptionnelle rapidité et limpidité intellectuelle. Un tête-à-tête avec lui constituait un moment de bonheur, un grand privilège mais le plus terrible des examens», a-t-il ajouté.
Dans son témoignage sur la trajectoire intellectuelle d’Anicet Mobe, il a mis en lumière la constance de ses convictions et la fermeté de ses engagements.
«Dans les années turbulentes(l1980-1990), il était persuadé que le Congo allait enfin sortir de sa torpeur, se libérer , s’affranchir de la dictature et se défaire de la prison politique, juridique et intellectuelle bâtie autour de lui par la Deuxième république .Intransigeant sur les principes, il n’a jamais cédé aux sirènes des différents pouvoirs qui se sont succédés au Congo, il a toujours refusé leurs offres», a-t-il souligné.
Et de poursuivre: «C’est un intellectuel indépendant dans sa démarche et familier avec tous les genres Politique, sociologie, anthropologie, littérature, beaux-arts et musique.
«Il se distinguait de ses collègues par l’ampleur de sa culture, la clairvoyance de son jugement et son esprit supérieur. C’était un érudit de politique, d’histoire et des lettres, homme des médias, chroniqueur et historien de la musique congolaise, éminent conférencier et farouche débatteur», a-t-il précisé.
Né le 22 juin 1952 à Léopoldville, en République démocratique du Congo, Anicet Mobe Fansiama est décédé le 4 avril 2017 à Villejuif, en France. Chercheur en sciences sociales, universitaire, analyste politique, anthropologue, musicologue et journaliste, il a marqué son époque par la richesse de son parcours intellectuel.
Fils de Mobe Léon et de Manga Thérèse, aîné d’une famille de neuf enfants, il effectue ses études primaires au Collège Albert 1er (Boboto), avant d’obtenir son baccalauréat au Collège Notre-Dame de Mbansa-Mboma dans le Kongo Central.
Il poursuit ensuite son cursus en Europe, d’abord à l’Université catholique de Louvain, en Belgique, puis à l’École des hautes études en sciences sociales à Paris, où il prépare son doctorat. ACP/ODM

