Venise, 25 septembre 2026 (ACP).- « La contribution de la République démocratique du Congo (RDC) à la sauvegarde du patrimoine mondial : transmission, restitution et innovation » , a été le thème d’une conférence scientifique ouverte jeudi, à la 61ème Exposition internationale d’art de la Biennale de Venise, en Italie.
« Cette ouverture de la conférence scientifique internationale sur la participation de la RDC à la Biennale de Venise est un espace de pensée. Elle s’inscrit dans le cadre des activités parallèles de la participation congolaise à la 61ème Exposition internationale d’art », a déclaré Yolande Elebe Ma Ndembo, ministre de la Culture, arts et patrimoine de la RDC.
« Le patrimoine congolais n’est pas seulement un héritage à protéger. Il est une ressource de coopération, un instrument de dialogue et un domaine d’expertise que le pays met à la disposition de la communauté internationale », a-t-elle ajouté.
Dénommé « Simba Moto ! » (Saisis le feu !), le pavillon de la RDC à la Biennale de Venise a permis aux artistes congolais de présenter leurs œuvres dans le cadre de cette manifestation internationale, a indiqué la ministre.
« J’ai choisi d’attribuer ce patrimoine comme l’engagement diplomatique, politique congolais », a-t-elle déclaré.
La ministre a évoqué trois axes consacrés au patrimoine culturel congolais, notamment la Rumba congolaise, à travers la sauvegarde, la transmission et le rayonnement du patrimoine culturel immatériel, le patrimoine kuba, portant sur la préservation de savoir-faire, des expressions artistiques et de la mémoire culturelle, ainsi que le rapatriement des biens culturels congolais, à travers l’expérience nationale.
Mme Elebe a réaffirmé que le patrimoine congolais n’est pas seulement un héritage à protéger, mais également une ressource de coopération, un instrument de dialogue et un domaine d’expertise que la RDC met à la disposition de la communauté internationale.
« Notre présence à la conférence scientifique internationale de la Biennale de Venise, au Nord-Est de l’Italie, procède d’une vision, celle du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, qui a fait de la culture un levier de rayonnement international du pays et de cohésion nationale », a souligné Yolande Elebe.
Une coïncidence avec la remise d’œuvres d’art congolaises conservées par l’Italien Giordano Garuti
Par ailleurs, la ministre a relevé que cette participation, intervient pour la première fois avec un pavillon national de la RDC à la Biennale de Venise, coïncide avec la remise d’œuvres d’art congolaises conservées par l’Italien Giordano Garuti, âgé de 92 ans et ayant travaillé en Afrique.
« Cette vision est là pour apporter la mise en œuvre pour le gouvernement, sous la coordination et la contribution de notre Première ministre, Judith Suminwa, qui a placé la culture au rang des instruments des actions phares du Congo. C’est pour la première fois depuis que la RDC dispose d’un pavillon national à la Biennale de Venise », a-t-elle précisé. ACP-Rome/Tshibs / MN

