Kinshasa, 28 avril 2026 (ACP).- Un appel à privilégier la cohésion et l’unité au sein de la scène musicale de la République démocratique du Congo a été lancé par un chroniqueur culturel, estimant que les rivalités ne doivent pas compromettre l’héritage commun, a constaté l’ACP mardi dans une publication sur sa page sociale.
« Dans une époque où le bruit des rivalités menace parfois d’étouffer la beauté de notre art, il faut rappeler une vérité simple : la musique congolaise n’est pas un champ de bataille, c’est une famille », a écrit Papy Mboma sur Facebook.
Selon lui, si la concurrence entre artistes fait partie intégrante du développement de la scène musicale, elle doit toutefois rester encadrée par des principes de respect et de fraternité.
« La concurrence existe. Elle est naturelle et loyale. Elle pousse à se dépasser, à créer, à innover. Mais elle ne doit jamais effacer l’essentiel : les liens, les souvenirs, les chemins parcourus ensemble », a-t-il souligné.
Dans son message, il a également insisté sur la nécessité d’une prise de conscience collective, appelant les artistes et leurs équipes à adopter une attitude plus responsable face aux enjeux de la musique congolaise sur la scène internationale.
« Tendre la main aux autres artistes, c’est un acte de maturité, un message adressé à toute une génération », a-t-il soutenu, estimant que la solidarité entre musiciens constitue un facteur clé de stabilité et de rayonnement.
Le chroniqueur a par ailleurs rappelé l’importance de la rumba congolaise, considérée comme l’un des piliers majeurs de l’identité culturelle nationale et reconnue comme patrimoine universel.
« Au-delà des scènes, des trophées et des chiffres, il y a la Rumba congolaise, ce patrimoine universel, cette richesse que le monde entier nous envie. Une musique née de l’âme, nourrie par l’histoire », a-t-il rappelé.
Pour lui, les divisions internes fragilisent la dynamique de cette musique qui continue pourtant de porter haut les couleurs de la République démocratique du Congo à travers le monde.
« Nous n’avons pas besoin de divisions pour exister. Nous avons besoin de cohésion pour briller davantage. La grandeur de notre musique se mesurera toujours à notre capacité à nous élever ensemble, pas à nous déchirer », a-t-il affirmé.
Dans la même logique, il a estimé que les appels à l’unité doivent être entendus et encouragés, même lorsqu’ils dérangent certaines sensibilités au sein du milieu artistique.
« Les voix de l’unité dérangent parfois, mais elles finissent toujours par tracer le chemin. Derrière les artistes, il y a des frères. Et derrière les projecteurs, il y a une histoire commune qu’il faut protéger », a-t-il conclu.
Enfin, il a rappelé que plusieurs artistes congolais sont attendus sur des scènes internationales majeures, notamment Fally Ipupa au Stade de France, Koffi Olomidé au Stade Roi Baudouin à Bruxelles et Ferre Gola au Royaume-Uni, illustrant ainsi la vitalité et l’influence continue de la musique congolaise dans la diaspora et sur la scène mondiale.
ACP/C.L.

