Kinshasa, 2 mars 2026 (ACP).- Un appel a été lancé aux jeunes artistes de la République démocratique du Congo (RDC) pour participer à un atelier de création artistique prévu le 31 mars à Kinshasa, axé sur le dialogue entre la culture, le patrimoine et l’écologie autour du Bassin du Congo, a annoncé lundi à l’ACP l’organisateur.
« Le Bassin du Congo étant à la fois un écosystème stratégique pour le climat mondial et un espace de mémoire de traditions et d’identités. À travers le théâtre, la musique et les arts visuels, nous voulons traduire les enjeux écologiques en récits compréhensibles et accessibles. Nous orientons volontairement nos projets vers les jeunes, car nous sommes convaincus que l’avenir leur appartient », a déclaré Vincent Nkunda, coordonnateur du projet.
D’après lui, le projet porte un regard particulier sur la femme, car cette dernière joue un rôle fondamental, bien que souvent marginalisé. Elle est au cœur de la cellule familiale et une grande partie de l’éducation des enfants passe par elle.
Sensibiliser et former une femme, c’est indirectement toucher toute une famille, voire toute une communauté. Intégrer davantage les femmes dans ce programme constitue un renforcement lié à l’impact global de cette action culturelle.
« Le Bassin du Congo étant à la fois un écosystème stratégique pour le climat mondial et un espace de mémoire de traditions et d’identités, à travers le théâtre, la musique et les arts visuels, nous voulons traduire les enjeux écologiques en récits compréhensibles, accessibles et émotionnellement engageants », a- t-il fait savoir.
Vincent Nkunda précise que les artistes formés dans ce programme ne seront pas seulement des créateurs ; ils seront des vecteurs de sensibilisation auprès des populations locales. L’art devient ainsi un outil pédagogique et citoyen au service de la protection du patrimoine naturel et culturel.
« Nous encourageons vivement les candidats à intégrer la dimension environnementale, la protection de la nature et la valorisation de notre patrimoine dans leurs démarches artistiques. Le Bassin du Congo, sa biodiversité et ses cultures méritent d’être défendus et mis en lumière. C’est dans cette logique que nous avons décidé de constituer un consortium avec un acteur culturel engagé, le Théâtre du Fleuve, afin de porter un projet à la fois artistique et éducatif. Ce projet a pu voir le jour grâce au soutien financier d’Africalia et d’Enabel, qui ont cru en cette approche combinant culture, écologie et formation citoyenne », a- t-il expliqué.
Pour lui, les artistes ont une responsabilité sociale. Leur voix, leurs œuvres et leurs créations peuvent influencer les mentalités et contribuer à éveiller les consciences.
Il a fait savoir que cette formation se fera dans un cadre propice à la création et à l’échange, en collaboration avec les partenaires institutionnels et culturels. Elle comprendra des ateliers, des résidences de création et des moments de restitution publique. Il ajoute que l’ambition est de former des artistes conscients, engagés et capables de devenir des ambassadeurs de la protection du Bassin du Congo.
La sélection des candidats se fera sur la base de la qualité artistique du dossier soumis, de la motivation du candidat et de la pertinence de sa démarche par rapport aux enjeux environnementaux et patrimoniaux.
La musique baroque est née en Europe vers 1600 et s’est développée jusqu’en 1750, année de la mort de Johann Sebastian Bach, qui marque symboliquement la fin de cette période.
Ce style musical apparaît d’abord en Italie. À cette époque, les compositeurs cherchent à rendre la musique plus expressive et plus proche des émotions humaines. ACP/C.L.

