Kinshasa : des étudiants plaident pour la réhabilitation du Jardin botanique

Kinshasa, 28 juillet 2026 (ACP).- Le Jardin botanique de Kinshasa, considéré comme l’un des principaux espaces verts de la République démocratique du Congo (RDC), a fait l’objet, lundi, d’un plaidoyer en faveur d’actions urgentes de réhabilitation et de préservation de son patrimoine culturel et environnemental, à l’occasion d’une visite guidée effectuée par un groupe d’étudiants.

« Ce site emblématique, qui a longtemps constitué un cadre privilégié pour les étudiants, les chercheurs, les familles et les visiteurs grâce à son importante biodiversité ainsi qu’à son rôle dans la conservation des espèces végétales, l’éducation environnementale et la promotion de la culture et du tourisme, mérite de retrouver pleinement sa vocation », a déclaré Naomi Mutoka, étudiante en droit à l’Université de Kinshasa.

Elle a relevé que le jardin est aujourd’hui confronté à plusieurs difficultés, notamment la dégradation des infrastructures, le manque d’entretien, l’insuffisance des investissements ainsi que les nuisances sonores provoquées par certaines activités organisées sur le site ou dans ses environs.

Selon elle, des activités commerciales insuffisamment encadrées contribuent également à détériorer l’image de ce patrimoine national.

« Cette situation prive les visiteurs du calme et de la sérénité qui devraient caractériser un jardin botanique », a-t-elle estimé, soulignant que ces contraintes réduisent progressivement l’attractivité du site.

Pour  Mutoka, le Jardin botanique de Kinshasa constitue un levier important pour le développement du tourisme, de la culture et de la protection de l’environnement.

Sa réhabilitation permettrait, a-t-elle expliqué, de créer des emplois, d’accroître la fréquentation touristique et d’offrir aux établissements scolaires et universitaires un espace d’apprentissage pratique.

Afin d’inverser cette tendance, l’étudiante a recommandé au gouvernement de mettre en œuvre un vaste programme de réhabilitation des infrastructures, de restaurer les espaces verts, de renforcer la sécurité et d’améliorer les services destinés aux visiteurs.

Elle a également préconisé une application rigoureuse de la réglementation relative à l’occupation du site, la limitation des activités incompatibles avec la vocation scientifique et écologique du jardin, ainsi que la lutte contre les nuisances sonores.

Dans cette perspective, elle a plaidé pour la promotion d’activités culturelles, scientifiques et éducatives respectueuses de la mission du Jardin botanique, accompagnées d’une sensibilisation accrue de la population à la protection du patrimoine naturel.

 Elle a, en outre, encouragé le développement de partenariats entre les pouvoirs publics, les universités, les organisations environnementales et le secteur privé afin de soutenir la modernisation et le rayonnement de ce site. Par ailleurs, elle a estimé que la sauvegarde du Jardin botanique de Kinshasa relève d’une responsabilité collective. Une gestion efficace et des mesures appropriées permettront de redonner à cet espace son rôle de pôle de recherche scientifique, de promotion culturelle, de tourisme et de détente, au profit des générations actuelles et futures. ACP/

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