Kinshasa, 14 octobre 2026 (ACP). – La Société des ambianceurs et des personnes élégantes (SAPE) et la peinture populaire se sont imposées comme des industries culturelles génératrices de revenus et d’emplois pour les jeunes des quelques rues de Kinshasa, en République démocratique du Congo, selon un coordinateur d’un collectif lors d’un échange mercredi avec l’ACP.
« Des collectifs d’artistes et de Sapeurs transforment leurs vitrines de rue en microentreprises de mode, de design urbain et de sous-traitance publicitaire », Jérémie Mbuyi, coordonnateur du collectif « Art et Élégance pour le Développement » (AED).

Vue des sapeurs congolais
« Nos rues ne sont plus seulement des scènes de spectacle gratuit ou de contestation, elles sont devenues nos marchés. Aujourd’hui, un jeune Sapeur qui sait associer les couleurs travaille comme conseiller en image pour des stylistes locaux. Et un peintre de rue est sollicité par des entreprises pour des fresques marketing. Cet art nous sort de la précarité », a-t-il affirmé.
Ce virage entrepreneurial, selon lui, démontre la capacité de résilience de la jeunesse kinoise face au chômage urbain.
Il a, par ailleurs indiqué que, en structurant ces mouvements autrefois informels en véritables petites et moyennes entreprises de la mode et des arts visuels, ces opérateurs culturels prouvent que l’identité kinoise possède une valeur marchande capable de booster l’économie locale et d’attirer des investisseurs culturels internationaux. ACP/ Mb. (SP)

