Kinshasa, 18 février 2026 (ACP).- ‘‘Les Journées congolaises de la pensée panafricaine’’ ont été lancées mercredi à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre d’un programme intitulé ‘‘Debout, peuple du Congo’’ initié par le Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale (CCAPAC).
« C’est aujourd’hui que nous lançons les “Journées congolaises de la pensée panafricaine”. Ces assises constituent un cadre privilégié de réflexion, d’échange et de production intellectuelle autour des idéaux du panafricanisme. Une vision noble d’unité, de solidarité et d’émancipation des peuples africains », a déclaré Marcel Kabongo, chargé des programmes du CCAPAC.
« Ces journées nous rappellent que l’Afrique ne peut pleinement écrire son avenir qu’en s’appuyant sur sa mémoire, ses valeurs, son génie créateur et sa capacité d’innovation. La RDC, au cœur du continent, porte une responsabilité historique dans la consolidation de cette pensée.», a-t-il indiqué.
À travers ces journées, a-t-il renchéri : « nous voulons affirmer notre engagement à promouvoir une réflexion critique, constructive et prospective sur les défis contemporains de l’Afrique : gouvernance, culture, éducation, économie, intégration régionale et souveraineté intellectuelle ».
Selon le chargé des programmes du Centre, ces journées se veulent un espace fécond de dialogue, de partage d’expériences et d’élaboration de propositions concrètes pour une Afrique forte, unie et maîtresse de son destin.
« Ce programme se veut également un cadre de réveil des consciences, de méditation collective, de réflexion citoyenne et de mobilisation culturelle autour des valeurs fondatrices du pays », a-t-il soutenu.
Placée sous le thème : ‘‘La culture idéologique de la RD Congo’’, ces assises sont des occasions de sensibiliser le peuple congolais à développer un fort sentiment d’appartenance, à renforcer sa solidarité et à prendre soin de son territoire afin d’assurer son avenir.
La première journée du programme a été marquée par des allocutions prononcées par les différents orateurs venus du monde scientifique, culturel, politique et médiatique.
L’organisation nationale comme socle de compétence d’un peuple cultivé
Pour sa part, Emmanuel Kabongo, secrétaire General du mouvement de la conscience congolaise, a axé son discours sur l’organisation d’une nation qui doit être considérée comme une compétence d’un peuple cultivé.
« Le premier élément qui atteste qu’un peuple a une culture, c’est l’organisation. S’organiser, c’est prendre en charge son destin. C’est la première compétence d’un peuple cultivé. C’est cette capacité à nous parler et à nous organiser. Cela nécessite beaucoup de sacrifices et demande de l’action », a dit l’orateur.
Pour atteindre cette compétence, a-t-il poursuivi, il faut un réveil collectif du peuple. « Se réveiller signifie s’organiser pour définir une véritable identité du peuple et dire non à l’inacceptable. »
Déplorant parfois le manque de solidarité, l’absence de sentiment d’appartenance sociale ou encore l’insuffisance du patriotisme, ce denier a estimé qu’une meilleure organisation repose sur un service public de qualité et une éducation solide.
« Les peuples dotés de grandes cultures ont toujours construit de grandes administrations publiques, de grandes écoles ou encore de grandes armées. L’armée nationale est l’expression de la plus haute conscience nationale. Il est important de revaloriser notre armée », a déclaré le professeur Emmanuel Kabongo.
« Nous pouvons reconstruire notre culture nationale autour de l’armée. Le rapport entre l’État et le peuple passe par l’administration publique. Celle-ci est capable de générer une véritable solidarité nationale », a- t-il conclu.
ACP/ C.L.

