Kinshasa : les langues hébraïques sont indispensables pour une compréhension de la bible

Kinshasa, 3 août 2026 (ACP).- La maîtrise des langues hébraïque et grecque a été jugée lundi à Kinshasa en République démocratique du Congo, par un professeur lors d’un entretien avec l’ACP, indispensable pour une compréhension et une interprétation rigoureuse des textes bibliques.

« La Bible est un livre d’histoire et de théologie. C’est l’histoire de Dieu avec l’humanité, vécue dans le monde ancien du Proche-Orient durant l’Antiquité. Dieu a choisi de se révéler à travers des auteurs humains en utilisant les langues humaines pour communiquer sa volonté consignée dans les Saintes Écritures », a expliqué Dieu Merci Ndongala, professeur au Centre universitaire de missiologie de Kinshasa.

Selon lui, l’hébreu, avec quelques passages en araméen pour l’Ancien Testament, et le grec pour le Nouveau Testament, constituent les principales langues originales de la Bible et demeurent les clés essentielles pour comprendre le sens authentique des textes sacrés.

Le chercheur a indiqué que les mots, les verbes et les choix syntaxiques employés par les auteurs bibliques traduisent avec précision leur pensée. De ce fait, la connaissance de ces éléments linguistiques permet de mieux interpréter le message que Dieu destinait aux premiers lecteurs et d’éviter les erreurs de traduction.

Le professeur Ndongala a également souligné que la missiologie et la théologie sont des disciplines scientifiques qui s’appuient sur des méthodes historiques, littéraires et grammaticales pour étudier la Bible, considérée à la fois comme un document historique et une œuvre littéraire ancienne retraçant l’histoire de Dieu avec le peuple d’Israël.

« En tant que document d’histoire, la Bible doit faire l’objet d’observations et d’analyses historiques, littéraires et grammaticales afin de permettre au chercheur de redécouvrir sa signification première », a-t-il insisté.

Abordant l’importance de l’hébreu biblique, il a recommandé aux enseignants, aux responsables des confessions religieuses ainsi qu’aux étudiants d’en entreprendre l’apprentissage afin d’approfondir l’explication des textes sacrés, de limiter les erreurs d’interprétation et de renforcer leurs compétences académiques.

Le professeur Ndongala a précisé que cette langue ne devrait pas être réservée aux seuls spécialistes, mais accessibles à toute personne désireuse d’approfondir sa connaissance des Écritures.

Évoquant les données historiques, le professeur a rappelé que plusieurs découvertes archéologiques ont confirmé l’existence de relations diplomatiques entre les royaumes de Syrie-Palestine et l’Égypte antique.

Il a cité le cas de Moïse qui, selon le livre des Actes des Apôtres (7:22), « fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens et était puissant en paroles et en œuvres », illustrant ainsi l’importance des langues dans la transmission des savoirs.

Il a, par ailleurs, expliqué que le monde ancien du Proche-Orient était dominé par plusieurs grandes traditions d’écriture, notamment les écritures cunéiformes mésopotamiennes, l’écriture phénicienne, dont dérive l’hébreu biblique, ainsi que les hiéroglyphes égyptiens, qui ont marqué l’évolution des systèmes d’écriture de l’Antiquité.

Titulaire d’une licence en missiologie, orientation Ancien Testament, et doctorant en sciences bibliques, avec une spécialisation en hébreu biblique et en études de l’Ancien Testament, le professeur Dieu Merci Ndongala a plaidé pour un enseignement renforcé des langues bibliques afin d’améliorer la qualité de la recherche théologique et de l’interprétation des Saintes Écritures. ACP-E.L.

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